Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les membres du conseil départemental des anciens combattants, des victimes de guerre et de la mémoire de la Nation,
Il y a 100 ans, le 11 novembre 1923, M. André MAGINOT, ministre de la Guerre, allumait la flamme sur le tombeau du soldat inconnu. Depuis, elle ne s’est jamais éteinte et est ravivée tous les soirs. Ce 11 novembre 2023, journée nationale d’hommage à tous les « morts pour la France », est donc l’occasion pour chaque commune d’insister au cours de chacune des cérémonies sur la pérennité du devoir de mémoire en y associant la nouvelle génération (conseil municipal des enfants, enfants des écoles…). Le service départemental d’Indre-et-Loire de l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG) a reçu une lampe tempête allumée le 1er mai dernier à la flamme sous l’Arc-de-Triomphe. Chaque commune peut recevoir à son tour cette flamme dans une lampe tempête que les enfants iront déposer au pied du monument aux morts lors de la cérémonie du 11 novembre.
A cet effet, les communes intéressées par ce ravivage de la flamme ont été invitées, à venir allumer leur lampe à la lampe de l’ONaCVG, lors d’une cérémonie de transmission de la flamme qui se déroulera en préfecture le jeudi 9 novembre 2023 à 12h30. Aussi, Monsieur le préfet vous adresse, en pièce jointe, votre invitation à cet événement.
Je vous remercie de bien vouloir confirmer votre présence le lundi 6 novembre à 12h00, au plus tard, délai de rigueur, par retour de mail à l’adresse suivante : pref-evenementiel@indre-et-loire.gouv.fr
Je reste à votre disposition pour tout complément d’information. Cordialement,
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Marine SOUIL
Cabinet du Préfet Cheffe du Bureau de la représentation de l’État – Référente Cultes et Laïcité
Préfecture d’Indre-et-Loire 15 rue Bernard Palissy 37925 Tours Cedex 9
Peu avant la Première guerre mondiale, les services secrets russes craignent qu’une taupe soit infiltrée dans leur réseau.Dans un moment de panique, le chef du service du Chiffre décide l’annulation de tous les codes en vigueur pour les remplacer par d’autres qui devraient être plus compliqués, donc « incassables » selon le jargon technique.Mais la décision n’arrive au Grand-état-major qu’à la veille de la guerre. Ce dernier approuve et transmet l’ordre de destruction à l’armée sans qu’un nouveau code soit élaboré puis transmis.
C’est ainsi que Rennenkampf, chef de la première armée russe (et qui dirigeait 87 généraux !), envoie des messages classés et en clair, à son homologue Samsonov, chef de la seconde armée russe, pour lui annoncer qu’il est bloqué à Gumbinnen pendant 4 jours. Les Allemands captent les messages et croient à une intoxication, mais le message russe est confirmé par l’observation aérienne allemande.
Hindenburg profite de la situation et emporte la bataille de Tannenberg où Samsonnov est tué.
Peu après Rennenkampf est destitué par la tsarine car il s’oppose à l’influence de Raspoutine. Il connaîtra une fin atroce.
Présentation à Londres, par le délégué AICS-SR Guy Audibert, du Commando Kieffer, 1er Bataillon de Fusillés Marins Commandos créé en 1942 en Grande Bretagne par la France Libre et commandé par le Capitaine de Corvette Philippe Kieffer
Le 30 septembre 2023 Yves Fournier , Elisabeth Caubel et Pierre Andrès étaient invités par l’Association Union des Arméniens du Centre afin de fêter leur 40e anniversaire.
Rappelons brièvement l’histoire : Au 4ème siècle après Jésus-Christ, l’Arménie était le premier royaume chrétien au monde. En 1918 l’Azerbaïdjan est créé, sa population est à 99 % composée de musulmans. De 1920 à 1991 l’Azerbaïdjan est envahi et dominé par la Russie qui forge complètement ce pays politiquement. À l’effondrement du bloc soviétique, en 1991, l’Azerbaïdjan retrouve son indépendance et a des relations extrêmement dures avec sa voisine l’Arménie .
L’Arménie réclame le Haut- Karabagh à l’Azerbaïdjan qu’elle considère appartenir à l’Arménie depuis plus depuis 3000 ans. En 1929 , une guerre éclaire aboutit à la création de la République autoproclamée du Haut -Karabagh soutenue par l’Arménie et peuplée essentiellement d’arméniens chrétiens. Le conflit avec l’Azerbaïdjan soutenu par les Turcs s’envenime.
Le 28 septembre 2023 la République auto-proclamée du Haut -Karabagh perd sa guerre contre l’Azerbaïdjan qui est soutenu par le Président de la Turquie Tayyip Erdogan. Cela entraîne une épuration ethnique des chrétiens arméniens et ce dans l’indifférence totale de l’Europe qui vient s’ajouter au génocide arménien perpétré de 1915 à 1916.
Bien entendu l’Association AICS-SR restera à l’avenir aux côtés des fondateurs et dirigeants de l’association Union des Arméniens du Centre pour les soutenir dans leur combat.
Homme d’épée et de lettres, Ernst Jünger a vécu de nombreuses guerres. Ces combats servirent de matrice à son œuvre dont le talent littéraire fit de lui un écrivain respecté. Sa francophilie lui permit d’échanger régulièrement avec les écrivains français.
Il existe une dichotomie entre ceux qui ont vécu la guerre, parfois en héros, et qui la détestent au point d’en devenir pacifistes, et ceux qui la magnifient ou y incitent, en ne l’ayant généralement pas faite. Ernst Jünger fait figure d’exception, ayant tout à la fois connu deux conflits mondiaux et fait des récits de guerre une des pierres angulaires de son œuvre labyrinthique et dantesque (l’homme a vécu 103 ans et a écrit jusqu’à deux ans avant sa mort). Engagé volontaire dans la Légion étrangère à dix-sept ans, combattant quatorze fois blessé en 1914-1918, entré dans le rang après le premier conflit mondial, capitaine quadragénaire en poste à Paris durant l’Occupation, père épleuré d’un fils mort durant la campagne d’Italie, le Souabe autodidacte a accumulé expériences et écrits martiaux (Orages d’acier, Le combat comme expérience intérieure, Jeux africains, Sur les falaises de marbre, Journal de guerre, La paix …).
Sa compréhension du nouveau paradigme de la guerre totale et mécanique et l’obligation de servir sous un régime qu’il méprisait ont toutefois subverti ses croyances et catégories originaires. Mis à l’index à partir de 1945 pour avoir refusé les opérations de dénazification qu’il estimait inapplicables à sa personne, associée au régime nazi quand il l’avait au contraire haï[1], Jünger vécut la seconde partie de sa vie – à la vérité plus longue que la première – en ermite, pourfendant le Léviathan étatique et ne quittant sa thébaïde du lac de Constance que pour assouvir à travers le monde sa passion pour les insectes.
Le crépuscule de son existence, marqué par une étude complète et approfondie de la Bible et une conversion au catholicisme, correspondit à une forme de réhabilitation. Ainsi obtint-il, non sans polémique, le prix Goethe en 1982 et fut invité par François Mitterrand en 1993 à l’Élysée comme symbole de la nouvelle amitié franco-allemande. Au risque du cliché, il était le plus francophile des écrivains allemands.
Une jeunesse dans la guerre
Ernst Jünger (1895-1998) était l’aîné d’une famille de cinq enfants. Imperméable à la discipline scolaire, il fugua et s’engagea à dix-sept ans dans la Légion étrangère française (comme, à peu près la même époque, Cendrars et Malaparte). Il se retrouva par exemple en Algérie. Rentré en Allemagne et de nouveau lycéen, il fut mobilisé à dix-neuf ans, en août 1914. Il combattit durant tout le premier conflit mondial, sur le territoire français notamment, d’abord en simple soldat, puis comme sous-officier, en qualité de commando et enfin en tant qu’officier (lieutenant). Semblant invincible pour avoir survécu à quatorze blessures, il reçut le 22 septembre 1918 la Croix pour le mérite, plus haute décoration de guerre impériale. Jünger retraça ces quatre années de combats dans Orages d’acier, qu’il fit publier à compte d’auteur en 1920. Suivit en 1922 Der Kampf als inneres Erlebnis, relatant, sur un mode autofictionnel ses souvenirs du combat et l’effet sur l’âme des soldats de conditions de vie extrêmes dans les tranchées, outre ses premières réflexions philosophiques et politiques sur la bravoure et le pacifisme.
Jünger avait vécu dans sa chair cette incontestable vérité anthropologique qu’il prophétisa : l’on avait réalisé en ce premier conflit mondial, et du fait de la mécanisation, un saut qualitatif. La guerre était désormais totale et mobilisait l’ensemble de la société dans une entreprise de destruction de la nature et des Hommes. Ces derniers furent avilis, rampant dans la boue, pulvérisés sous la mitraille, massacrés pour reprendre quelques centaines de mètres de terrain. La pierre de touche de ce nouveau conflit est la technique, le matériel, qui « annexent l’homme comme un rouage impersonnel de son empire »[2] ; soit, du point de vue métaphysique, un arraisonnement total de l’homme et de la nature[3]. Cette prise de conscience engendra la figure du Travailleur[4].