6/09/2023 : EMPIRE COLONIAL ET CAPITALISME FRANÇAIS: HISTOIRE D’UN DIVORCE PAR JACQUES MARSEILLE

6/09/2023 : EMPIRE COLONIAL ET CAPITALISME FRANÇAIS: HISTOIRE D’UN DIVORCE PAR JACQUES MARSEILLE

EMPIRE COLONIAL ET CAPITALISME FRANÇAIS: HISTOIRE D’UN DIVORCE 

de Jacques Marseille (Auteur)

Dans les années 1950, l’empire colonial apparaissait comme l’un des principaux piliers de la puissance française. Or, dans la décennie qui suivit les indépendances, jamais la croissance du capitalisme français n’a été aussi vigoureuse. C’est ce constat qui mérite réflexion. A quoi, en fait, ont « servi » les colonies ? Ont-elles été une « bonne affaire » comme le pensait la majorité des Français au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, ou un boulet comme l’estimait la fraction la plus moderne du patronat et des responsables publics pour lesquels la décolonisation était non seulement inévitable mais nécessaire ? Au carrefour de l’histoire économique, politique et culturelle, cet ouvrage raconte en fait l’histoire d’un divorce entre une opinion progressivement gagnée à la conscience impériale et les implacables contraintes économiques.

6/09/2023 : UN EMPIRE BON MARCHE: HISTOIRE ET ECONOMIE POLITIQUE DE LA COLONISATION FRANÇAISE, XIXE-XXIE SIECLE  PAR DENIS COGNEAU

6/09/2023 : UN EMPIRE BON MARCHE: HISTOIRE ET ECONOMIE POLITIQUE DE LA COLONISATION FRANÇAISE, XIXE-XXIE SIECLE  PAR DENIS COGNEAU

UN EMPIRE BON MARCHE: HISTOIRE ET ECONOMIE POLITIQUE DE LA COLONISATION FRANÇAISE, XIXE-XXIE SIECLE  

de Denis Cogneau (Auteur)

Au XIXe siècle, la France s’est lancée dans la colonisation de pays entiers en Afrique et en Asie. Quelles ont été les motivations et les méthodes de cette politique ? Comment les sociétés dominées ont-elles été bouleversées, et quel développement économique et social ont-elles connu ? La décolonisation est-elle achevée aujourd’hui ? Un Empire bon marché propose de nouvelles réponses à ces questions controversées.

Grâce à un long travail d’archives et d’analyse statistique, l’ouvrage décrit ainsi avec une grande précision les États coloniaux et leur fonctionnement – à travers notamment la fiscalité, le recrutement militaire, les flux de capitaux et les inégalités. Il montre que l’empire a peu coûté à la métropole jusqu’aux guerres d’indépendance, et que les capitaux français n’ont pas ruisselé vers les colonies. La « mission civilisatrice » que la République française s’était assignée n’a donc pas débouché sur le développement des pays occupés, et c’est plutôt un régime à la fois violent et ambigu qui s’y est établi. De fait, le régime colonial a surtout bénéficié à une petite minorité de colons et de capitalistes français. Quant aux élites nationalistes, elles ont le plus souvent reconduit un État autoritaire et inégalitaire après les indépendances. En s’attachant à l’évolution des sociétés colonisées et à leur devenir, Denis Cogneau fournit une contribution majeure et un nouvel éclairage sur l’impérialisme, d’hier à aujourd’hui.

6/09/2023 : LES ESPIONS DU VATICAN: DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE A NOS JOURS  PAR YVONNICK DENOEL

6/09/2023 : LES ESPIONS DU VATICAN: DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE A NOS JOURS  PAR YVONNICK DENOEL

LES ESPIONS DU VATICAN: DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE A NOS JOURS  

de Yvonnick Denoël (Auteur)

Officiellement, le Vatican n’a pas de service d’espionnage… Mais cela ne veut pas dire que personne ne s’y occupe de renseignement ! Le Saint-siège a toujours été la cible de services secrets étrangers. Persuadés que le Vatican dispose d’un réseau de renseignement sans équivalent, ils veulent soit en percer les secrets, soit s’en faire un allié.
Pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, Rome a été un véritable nid d’espions de toutes nationalités. Sous couverture de diverses institutions comme la secrétairerie d’État, certains monsignori ou simples prêtres se sont impliqués dans des missions allant de la chasse aux « taupes » à la diplomatie secrète, en passant par des enquêtes sur les assassinats de prêtres ou des scandales susceptibles d’éclabousser l’Église, mais aussi des missions à haut risque de l’autre côté du rideau de fer.
Pour la première fois, ce livre raconte de façon aussi complète que possible 80 années de guerres secrètes et de coups tordus. L’ouverture des archives de nombreux services ayant travaillé contre ou avec le Vatican permet de lever le voile sur des affaires longtemps ignorées. L’infiltration de prêtres russophones en Union soviétique sous Staline, presque tous démasqués par le KGB, les négociations secrètes menées par Jean XXIII avec Khrouchtchev par des intermédiaires peu conventionnels, les relations étroites du cardinal Montini, futur Paul VI, avec la CIA, l’infiltration agressive du Vatican par les différents services du bloc de l’est, les fonds secrets de la banque du Vatican destinés à combattre le communisme en Amérique du Sud, puis à soutenir la lutte de Solidarnosc en Pologne… Ces épisodes et bien d’autres dessinent une autre histoire de la papauté contemporaine.
La chute du communisme a marqué la victoire personnelle de Jean-Paul II, sans doute le pape qui s’est le plus impliqué personnellement via une petite cellule de prêtres polonais dans des opérations secrètes à haut risque. Mais elle n’a pas marqué la fin de l’histoire : l’ouvrage aborde également les affrontements souterrains qui ont opposé certains groupes au sein de l’Église (comme les Jésuites et l’Opus Dei), avec des méthodes dignes des services secrets et l’implication de la CIA. Il revient enfin sur les affaires financières controversées de l’Église dans les années 1970-80 et leurs effets non encore expliqués à ce jour.

Historien et spécialiste du renseignement, Yvonnick Denoël a notamment publié chez Nouveau Monde éditions Histoire secrète du XXe siècle, Le Livre noir de la CIA, Les guerres secrètes du Mossad et Mémoires d’espions.

 

Albin Michel, 2018.

6/09/2023 : LE MIRAGE SAHELIEN PAR REMI CARAVOL

6/09/2023 : LE MIRAGE SAHELIEN PAR REMI CARAVOL

LE MIRAGE SAHELIEN

de Rémi Carayol (Auteur)

L’intervention militaire engagée par la France au Sahel tourne au fiasco. Lancée en janvier 2013, l’opération Serval ressemblait au départ à une success story. Les quelques centaines de djihadistes qui avaient pris le contrôle des principales villes du Nord-Mali furent mis en déroute. Des foules en liesse, brandissant ensemble les drapeaux français et malien, firent un triomphe à François Hollande lorsqu’il se rendit à Bamako.
Tout cela n’était pourtant qu’un mirage. En quelques mois, l’opération Barkhane, qui prend le relais de Serval en juillet 2014, s’enlise. Les djihadistes regagnent du terrain au Mali et essaiment dans tout le Sahel : des groupes locaux, liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, se constituent et recrutent largement, profitant des injustices et de la misère pour se poser comme une alternative aux États déliquescents. Au fil des ans, la région s’enfonce dans un chaos sécuritaire et politique : les civils meurent par milliers et les coups d’État militaires se multiplient. Impuissante, la France est de plus en plus critiquée dans son  » pré carré « .
L’armée française, imprégnée d’idéologie coloniale et engluée dans les schémas obsolètes de la  » guerre contre le terrorisme « , se montre incapable d’analyser correctement la situation. Prise en étau entre des décideurs français qui ne veulent pas perdre la face et des dirigeants africains qui fuient leurs responsabilités, elle multiplie les erreurs et les exactions. Des civils sont tués. Des informateurs sont abandonnés à la vengeance des djihadistes. Des manifestations  » antifrançaises  » sont violemment réprimées.
Sous couvert de la lutte contre la  » barbarie « , la France a renié les principes qu’elle prétend défendre sur la scène internationale. Le redéploiement du dispositif militaire français au Sahel, annoncé par Emmanuel Macron, n’y change rien : la France poursuit en Afrique de l’Ouest une guerre qui ne dit pas son nom, et sur laquelle les Français n’ont jamais eu leur mot à dire.

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6/09/2023 : L’INVENTION DU SAHEL  PAR JEAN-LOUP AMSELLE

6/09/2023 : L’INVENTION DU SAHEL  PAR JEAN-LOUP AMSELLE

L’INVENTION DU SAHEL  

de Jean-Loup Amselle (Auteur)

Le Sahel est une catégorie, comme toutes les catégories qui s’appliquent à l’Afrique, ethniques et géographiques entre autres, qui semble aller de soi. Evoquant les famines et les sécheresses des années 1970, les révoltes et insurrections qui se produisent dans toute cette zone depuis des décennies, le Sahel est vu avant tout comme une terre dangereuse. Peut-être en va-t-il ainsi parce qu’il s’agit d’une catégorie instable, hybride, intermédiaire entre le désert et la savane, entre le nomadisme et la sédentarité, entre des populations « blanches » (Touaregs, Maures), des populations « rouges » (Peuls) et des populations « noires », entre l’animisme et l’islam. Impossible donc de définir de façon stricte ce qu’il en est du Sahel, de ses limites, de ce qui le caractérise en propre. Il s’agit d’une notion totalement arbitraire qui ne doit son existence qu’à la consolidation que lui ont fait subir un certain nombre de savants coloniaux et dans la foulée des écrivains et des cinéastes africains dont le plus célèbre d’entre eux est Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt 2021 pour son roman « La plus secrète histoire des hommes ». L’hypothèse de ce livre est donc que les problèmes de ce qui forme aujourd’hui le Sahel (en particulier la défaite de l’armée française) sont en grande partie le résultat d’une représentation figée de cette région géographique d’Afrique de l’ouest.

Points forts : invention coloniale du Sahel, critique des « intellectuels de cour » sahéliens, critique la littérature sahélienne comme porteuse d’une attitude pro-soufie, pro-animiste islamophobe, fémo et homonationaliste.

Bio-bibliographie

Anthropologue, Directeur d’études émérite à l’EHESS, ancien rédacteur en chef des « Cahiers d’études africaines », spécialiste du Mali et de l’étude de l’ethnicité, de l’identité et du métissage.
Principaux ouvrages
Au coeur de l’ethnie : ethnies, tribalisme et État en Afrique, avec Elikia M’Bokolo, La Découverte, 1985, rééd. La Découverte poche, 1999.
Logiques métisses : anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs, Payot, 1990, rééd. 1999.
Vers un multiculturalisme français : l’empire de la coutume, Aubier, 1996, « Champs », 2001.
Branchements. Anthropologie de l’universalité des cultures, Flammarion, 2001, « Champs », 2005.
L’Occident décroché. Essais sur les postcolonialismes, Paris, Stock, 2008, Fayard/Pluriel, 2010.
Rétrovolutions. Essais sur les primitivismes contemporains, Paris, Stock, 2010.
Avec Souleymane Bachir Diagne, En quête d’Afrique (s). Universalisme et pensée décoloniale, Paris, Albin Michel, 2018.