16 fevrier 2024 : AICS -SR était présente à la Journée d’hommage aux héros de la Gendarmerie Nationale
16 Février 2024 : Journée d’ hommage aux héros de la Gendarmerie nationale Caserne Dutertre de Joué-lès Tours ( Indre-et -Loire )
L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants – Services de Renseignements était représentée par Elisabeth Caubel , Vice – Présidente des AICS-SR , chargée de la Vie Sociale et Culturelle à la cérémonie .
Cet hommage a débuté à 11h par le passage en revue des détachements présents par le colonel Thibaud Friedling , commandant le groupement de Gendarmerie départementale d ‘ Indre et Loire .
Puis la levée des couleurs au son de la Marseillaise .
L’appel des noms des 14 morts de la Gendarmerie en service depuis la cérémonie de 2023 . Ces 14 militaires , âgés de 20 à 54 ans restés dans le coeur de leurs camarades , et pleurés par leurs familles L’appel des noms a été effectué par deux élèves d’une des classes de Défense de l’Institution Marmoutier présente à la cérémonie et conduite par Monsieur Jérôme Richard .
Cet appel a été suivi de la Sonnerie aux morts, d’une minute de silence , puis de la Marseillaise chantée par le public présent .
Les personnalités présentes , parmi lesquelles ont pouvait reconnaître :
Monsieur le Préfet d’ Indre et Loire Monsieur : Patrice Latron, Madame Sabine Thillaye , Députée d ‘Indre et Loire, Madame Isabelle Raimond- Pavero , Conseillère départementale déléguée du canton de Chinon , chargée des relations avec la Défense, la Gendarmerie nationale et les Forces armées et du Devoir de Mémoire, Madame Anne Degrieck , Directrice du Service départemental de l’ ONACVG, Monsieur Frédéric Augis , maire de Joué -lès – Tours .
ont ensuite procédé au dépôts des gerbes ainsi que des membres représentant les associations de la Gendarmerie Nationale . Ils étaient accompagnés par des élèves de la classe de défense de Marmoutier .
Puis , comme il avait été souligné en début de cérémonie , l’ hommage aux morts , s’accompagnait de l’ hommage aux vivants , 4 décorations ont été remises à des gendarmes pour leur engagement et leur bravoure par le colonel Thibaud Friedling , et Monsieur Patrice Latron , préfet d’ Indre-et Loire .
Monsieur le Préfet , Patrice Latron a ensuite donné lecture de la lettre de Monsieur le Ministre de L’Intérieur et des Outre Mers , Gérald Darmanin , rappelant que « Dans le calme comme dans la tempête , le gendarme se tient prêt à oser un héroïsme discret et quotidien . » et que « Chaque fois qu’un gendarme , soldat de la loi , se bat pour que les Français puissent vivre en paix , ce gendarme est un héros ».
Ainsi , s’est terminée la cérémonie d’ hommage . L’assistance a été conviée à un verre de l’amitié partagé comme chaque année dans une ambiance cordiale et chaleureuse entre les participants .
Elisabeth Caubel.



National Security Intelligence and Ethics (Studies in Intelligence)
National Security Intelligence and Ethics (Studies in Intelligence)
par Seumas Miller (éditeur), Mitt Regan (éditeur), Patrick F. Walsh (éditeur)
(Studies in Intelligence, 28 novembre 21)
Ce volume examine les questions éthiques qui découlent de la collecte et de l’analyse des renseignements de sécurité nationale. De nouvelles technologies puissantes permettent la collecte, la communication et l’analyse de données sur la sécurité nationale à une échelle sans précédent. La collecte de données joue désormais un rôle central dans la pratique du renseignement, mais cette évolution soulève une multitude de problèmes d’éthique et de sécurité nationale, tels que la vie privée ; autonomie; les menaces à la sécurité nationale et à la démocratie de la part d’États étrangers ; et la responsabilité pour les démocraties libérales. Ce volume fournit un ensemble complet d’analyses éthiques approfondies de ces problèmes en combinant les contributions des chercheurs en éthique et des praticiens du renseignement. Il fournit au lecteur une compréhension pratique des opérations pertinentes, des problèmes qu’elles soulèvent et une analyse de la manière dont les réponses à ces problèmes peuvent être éclairées par un engagement envers les valeurs démocratiques libérales. Cette combinaison de perspectives est cruciale pour fournir une appréciation éclairée des défis éthiques qui est également ancrée dans les réalités de la pratique du renseignement. Ce livre sera d’un grand intérêt pour tous les étudiants en études du renseignement, en éthique, en études de sécurité, en politique étrangère et en relations internationales.
Eric Roberts : un employé de bureau devenu agent double
Eric Roberts : un employé de bureau devenu agent double
Eric Roberts était un agent double pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a travaillé sous couverture au Royaume-Uni pour intercepter des secrets destinés au régime nazi.
À l’approche de la Seconde Guerre mondiale, le discours clandestin des sympathisants nazis s’est développé au Royaume-Uni. Le MI5 pensait que les menaces incluaient Siemens, ainsi que l’Union britannique des fascistes ( Source ). Les services de sécurité du pays surveillaient de près ces groupes.
La pression croissante d’une guerre imminente et la menace perçue selon laquelle ces groupes fascistes et communistes nécessitaient de nouvelles actions. Le MI5 a décidé d’infiltrer et de renverser les tactiques de ces groupes pour obtenir un avantage concurrentiel et protéger la sécurité nationale. Le MI5 a donc choisi Eric Roberts pour diriger cette opération.
Éric Roberts
Autrefois employé de bureau sans prétention, le célèbre agent Maxwell Knight a rejoint le MI5 dans les années 1920 ( Source ). Même si sa carrière cléricale était jusque-là banale, il devint rapidement partie intégrante de l’effort de guerre. Jusqu’au déclenchement de la guerre, Roberts a continué son travail quotidien à la banque tout en se livrant secrètement à l’espionnage pour le MI5

(Img ; Lettres de Maxwell Knight à Eric Roberts, via @ RobDotHutton sur Twitter )
Ses projets avec le MI5 étaient centrés sur la collecte d’informations sur les groupes communistes et fascistes, susceptibles de constituer une menace pour la Grande-Bretagne.
Au début de la guerre, le MI5 a décidé qu’il avait besoin des compétences de Roberts à plein temps. Ils ont demandé que son employeur, la Westminster Bank, le libère au motif de son travail gouvernemental intégral. Roberts était si modeste, en fait, que son responsable de banque a écrit au MI5 lorsqu’ils ont découvert que le MI5 l’avait repéré pour des tâches liées à la sécurité nationale ( Source ) :
« Ce que nous aimerions savoir ici, c’est quelles sont les qualifications particulières et particulières de M. Roberts – que nous n’avons pas pu percevoir – pour un travail particulier d’importance militaire nationale ? »
Eric Roberts : agent double
Eric Roberts, sous le pseudonyme de « Jack King », a infiltré la GeheimeStaatspolizei (Gestapo) au Royaume-Uni. Il a agi en tant qu’agent de la Gestapo et a proposé à des sympathisants nazis au Royaume-Uni de transporter des informations vers Berlin. Le MI5 lui a remis de faux papiers d’identité et un appartement à Edgware Road, qui avait été mis sur écoute avec des appareils d’enregistrement cachés.
Eric Roberts, ou Jack King comme on l’appelait, a rencontré d’autres agents de la Gestapo, des sympathisants nazis et des membres de groupes fascistes pour discuter de ce qui, selon eux, ferait avancer la cause nazie. Il a connu un tel succès que des sympathisants venaient activement à son bureau pour discuter de la manière dont ils pourraient l’aider dans ses fonctions ( Source ). Cependant, Roberts a renvoyé ces documents au MI5 pour analyse.

(Img ; Carte d’identité de la Gestapo d’Eric Roberts, montrant son pseudonyme de Jack King ; via MI5 )
Eric Roberts a incroyablement réussi dans son rôle ; les historiens estiment qu’il a identifié 500 sympathisants nazis au Royaume-Uni pendant la guerre, dont beaucoup étaient membres de la Gestapo. Il aurait également tiré la sonnette d’alarme sur l’un des membres du Cambridge Spy Ring, Anthony Blunt, ce que le MI5 a ensuite corroboré ( Source ).
Des années plus tard
Après la guerre, Roberts a continué à travailler dans le renseignement et a été transféré au MI6 à Vienne. Cependant, les relations d’Eric Roberts avec les services se sont rapidement détériorées.
En 1956, Eric Roberts a déménagé au Canada et a pris une retraite anticipée en raison du stress croissant au bureau ( Source ). Il est devenu inquiet et méfiant envers ses collègues. La nature de l’ espionnage reposait sur la confiance mutuelle entre Roberts et le MI5, mais Eric pensait que le MI5 et le MI6 ne lui faisaient pas confiance.

(Img;Eric Roberts au Canada, via la BBC )
Résumé
Eric est décédé en 1972, alors qu’il était encore inconnu du public. Le MI5 a déclassifié des documents en 2014, révélant que « Jack King » était Eric Roberts.
Les historiens pensent que le travail de Roberts a joué un rôle crucial dans l’effort de guerre britannique et dans le démantèlement de la cinquième colonne nazie au Royaume-Uni ( Source ). Bien que son travail n’ait pas été salué publiquement de son vivant, l’héritage d’Eric Roberts reste celui d’un espion de génie qui a entrepris un travail dangereux et exigeant pour aider les Alliés.
Disparition de René Marbot (1922-2020)
Disparition de René Marbot (1922-2020)
La Fondation Charles de Gaulle héberge en ses murs l’Association du Souvenir des Cadets de la France Libre. Elle rend hommage aujourd’hui à René Marbot, qui fut l’un de ses membres et un des fervents Amis de la Fondation.
LE SITE DE L’ASSOCIATION DU SOUVENIR DES CADETS DE LA FRANCE LIBRE
Président de l’Association du Souvenir des Cadets de la France Libre, René Marbot, cadet de la Promotion du « 18 juin », nous a quittés le 8 décembre 2020.
René Marbot naît le 6 juin 1922 au Liban, à Beyrouth où son père participe à la création et au développement du réseau ferré du pays. Son père décède lorsqu’il a dix ans et sa mère l’élève dans l’amour de la France.
Au moment de la déclaration de la guerre en 1939, Les Français sont dans l’incertitude.
René Marbot, malgré son jeune âge, ne reste pas indifférent aux événements. Par divers subterfuges, il crée une troupe de jeunes scouts, et obtient, des autorités vichystes du Liban, des appareils photos pour occuper sa troupe dans le cadre de concours photographiques. En réalité, et en liaison avec la délégation de la France libre en Palestine, il s’agit de photographier tous les ouvrages à caractère militaire du sud Liban en vue de leur transmission vers Londres.
Il parvient à quitter le Liban et après un vaste périple par mer en passant par l’Inde et l’Amérique du Sud, il rejoint la Grande-Bretagne et concrétise son engagement dans les Forces françaises libres à compter de décembre 1942. Il est immédiatement orienté vers l’Ecole des Cadets de la France Libre à Ribbesford et en sort aspirant en juin 1944, dans la cinquième et dernière promotion, baptisée « 18 Juin ». Comme beaucoup de ses camarades – juste après le débarquement en Normandie-, il est formé aux techniques guérilla et au saut en parachute, en vue de participer sur le territoire français à l’encadrement des maquis pour gêner les armées allemandes dans leur repli . Il est alors parachuté au titre du BCRA en septembre 1944 dans le centre de la France, où il participe à la libération du territoire. Il est ensuite affecté à la dixième division d’infanterie du Général Billotte, avec laquelle il entre en Allemagne en avril 1945.
Après l’Armistice, il quitte l’Armée et reprend ses études. Il en sort docteur en Droit, diplômé de Sciences politiques de Paris, et licencié des Langues ’O, en russe.
Par les contacts noués dans la période de guerre, qui a révélé l’extraordinaire camaraderie de tous ceux qui ont rejoint les FFL, il rejoint en 1949 le groupe Rothschild qu’il ne quittera plus qu’en prenant sa retraite après une carrière internationale qui le conduira en Italie, à Milan puis à Rome, et en Grande-Bretagne. Il exercera dans les filiales du groupe à vocation minière et métallurgique des fonctions de management commercial, de direction générale et de présidence. Il y acquerra une forte notoriété d’homme d’entreprise qui dépassera le cadre de ses fonctions au sein du groupe Rothschild.
Il conservera tout au long de sa vie un attachement charnel à l’homme du 18 juin et au souvenir de la période de guerre et à ses amis des FFL. Très tôt, il participa activement à l’Amicale des Cadets et fera tous ses efforts après son extinction en 2010 pour que le souvenir des Cadets et de l’Ecole militaire des cadets de la France Libre soit maintenu, notamment par l’intermédiaire des familles et des enfants des Cadets et de leur Encadrement. C’est ainsi que fut créée en 2014 l’ASCFL, l’association du souvenir des Cadets de la France Libre, dont il sera le Président fondateur et à laquelle il insufflera son dynamisme. Il était à cet égard une référence dans le monde associatif patriotique, l’un des rares témoins pouvant encore s’imposer par sa personnalité, sa mémoire et ses réseaux internationaux.
Durant son séjour professionnel en Grande-Bretagne, il tissa des relations suivies avec la Reine Mère et avec la Reine Elisabeth II, qui lui permirent de conserver et enrichir en Grande-Bretagne le souvenir de la période de guerre et des Free French. Au-delà des voyages et des rencontres, il favorisa dans ce cadre l’entretien et la création de lieux de mémoire tant en Grande Bretagne qu’en France : apposition d’une plaque du souvenir à Carlton Garden en présence de la Reine, inauguration du mémorial de Gaulle à Coëtquidan en 1995 avec un message de la Reine Mère, plaque en hommage aux Cadets dans la cour d’honneur des Invalides, musée du souvenir de la ville de Bewdley, mais aussi un fort intérêt pour le manoir de Ribbesford, siège de l’Ecole des Cadets dès la deuxième Promotion, avec un suivi des travaux de rénovation envisagés lors de la vente récente du domaine.
René Marbot eut une intense activité associative en France, au Liban, en Italie, en Grande-Bretagne mais aussi au Brésil où sa deuxième épouse, veuve de Cadet, dirigeait des œuvres d’entraide de la communauté française.
Il était notamment membre fondateur de la Fondation de la France libre en 2000, membre de la convention de la Fondation Charles de Gaulle.
Officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite, il était également membre de l’Ordre du British Empire.
Ses racines familiales expliquent peut-être ce parcours. Son nom s’est illustré dans l’histoire militaire de la France. Ce qui a fait dire à l’un de ses enfants : « nous sommes les fils et les filles d’un grand ancêtre qui nous a marqué au fer bleu-blanc-rouge de la France libre. Nous faisons le serment de toujours en perpétuer le souvenir et les valeurs dont la première est l’amour de la France éternelle ».
En ce moment, cette phrase résonne plus que jamais à l’unisson de ce que fut René Marbot.
Un gaulliste, un vrai gaulliste. Il sera fidèle à l’homme de guerre mais aussi à l’homme de la Cinquième République. Ce fut sa fierté et son honneur.
Un homme de son temps, engagé pour l’honneur de la Patrie aux jours sombres de son histoire, un homme enthousiaste, déterminé, tenace, entraineur d’hommes tout au long de sa vie civile et militaire ; un exemple pour les jeunes qu’il allait rencontrer dans les collèges et les lycées pour leur parler, au travers de son parcours, de la France, de son espoir dans la jeunesse d’aujourd’hui qui referait -il l’espérait- ce qu’il avait lui-même fait quand il était adolescent.



