2 juin 2026 : L’AICS-SR et l’Observatoire du Renseignement ont participé à la Conférence organisée par le cercle Cincinnatus sur le thème :   » L’IA et l’exercice individuel de la citoyenneté »

2 juin 2026 : L’AICS-SR et l’Observatoire du Renseignement ont participé à la Conférence organisée par le cercle Cincinnatus sur le thème :  » L’IA et l’exercice individuel de la citoyenneté »

Paris, le 2 juin 2026 – L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement (AICS-SR) et l’Observatoire du Renseignement ont participé ce matin à la conférence organisée par le Cercle Cincinnatus, sous le haut patronage de Monsieur Alain Juillet, sur le thème : « L’IA et l’exercice individuel de la citoyenneté ». Cet événement, qui s’est tenu au Restaurant « La démocratie » (Salle « Le sillon ») à Paris, a réuni des experts, des institutionnels et des acteurs de la société civile pour échanger sur les enjeux stratégiques liés à l’intelligence artificielle et son impact sur la démocratie et la souveraineté.

Une réflexion stratégique sur l’IA et la citoyenneté

La conférence a permis d’aborder des questions essentielles :

Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle l’exercice de la citoyenneté ?

Quels sont les risques de désinformation, de perte de souveraineté ou de dépendance technologique ?

Comment former les citoyens à une utilisation responsable et éclairée de l’IA ?

Les intervenants, parmi lesquels Guillaume David Deniel (Expert IA et Cyber, Membre IPSE), Alain Juillet (Président d’Honneur du Cercle Cincinnatus), Thierry Terrier (Président du Cercle) et Imen Chaanbi (Modératrice, Membre du Cercle), ont partagé leurs analyses et propositions pour relever ces défis.

L’engagement de l’AICS-SR et de l’Observatoire du Renseignement

Pour Stéphane Jah, Président de l’Observatoire du Renseignement et Délégué Régional Île-de-France de l’AICS-SR :

« Cette conférence a confirmé l’urgence de sensibiliser les citoyens et les institutions aux enjeux de l’IA. L’AICS-SR et l’Observatoire du Renseignement s’engagent à promouvoir une approche souveraine et responsable de ces technologies, en lien avec les acteurs publics et privés. Nous travaillerons à l’organisation d’ateliers et de veilles stratégiques pour renforcer la résilience de notre société face à ces transformations. »

L’AICS-SR et l’Observatoire du Renseignement saluent l’initiative du Cercle Cincinnatus et réaffirment leur volonté de contribuer activement aux débats nationaux sur ces sujets.

À propos de l’AICS-SR

L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement (AICS-SR) rassemble des professionnels et des passionnés du renseignement, engagés pour la défense des valeurs républicaines et la promotion de la culture stratégique. Elle intervient dans les domaines de la mémoire, de la citoyenneté et de l’innovation technologique.

À propos de l’Observatoire du Renseignement

L’Observatoire du Renseignement a pour mission d’analyser les enjeux contemporains liés au renseignement, à la sécurité et aux nouvelles technologies, afin d’éclairer les décideurs publics et privés.

Contact presse

Stéphane Jah
Président de l’Observatoire du Renseignement

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Guillaume David Deniel

Membre du Cercle Cincinnatus

Membre & Chercheur IPSE

Technologies Aéronautique / Défense – IA

IPSE  Institut Prospectives & Sécurité en Europe

Je tiens dans un premier temps à remercier Thierry Terrier, Président du Cercle Cincinnatus, Alain Juillet, son Président d’honneur, ainsi qu’Imen Chaanbi, de me permettre de m’exprimer aujourd’hui devant vous.

J’interviendrai en tant que membre et chercheur de l’IPSE  Institut de Prospective et de Sécurité en Europe

Emmanuel Dupuy

Je suis Guillaume David Deniel. J’ai eu une carrière initialement très orientée vers les technologies, avant de me concentrer spécifiquement sur les technologies cyber, offensives et défensives, ainsi que sur les technologies propres au domaine du militaire, de l’aéronautique, de la défense et des services gouvernementaux, et bien entendu sur l’intelligence artificielle. À titre d’exemples, j’ai contribué à des projets tels que la mise en place, pour le gouvernement israélien, d’un premier système d’intelligence artificielle dédié à l’analyse d’images satellites ; un système d’arme par IA pour la Turquie ; pour différents pays des simulations de systèmes de défense anti-Aérien, ainsi que des travaux menés avec les centres de recherche d’Airbus et de Safran sur des systèmes de conduite de véhicules autonomes par intelligence artificielle.

Ces projets ont été menés à partir de 2022, soit il y a presque cinq ans.

Cequim’atoujoursaniméestletravailsurdestechnologiesditesavancées,souventduales,dont lesusages militaires finiront un jour par être connus

conséquences ou de thèmes.

Le sujet que nous aborderons aujourd’hui est donc le suivant : l’Intelligence Artificielle et l’Exercice Individuel de la Citoyenneté.

Deux approches sont possibles. La première consiste de partir de l’intelligence artificielle  individuel de la Citoyenneté. Mais je ne pense pas qu’aujourd’hui l’objectif soit de présenter un portfolio

avancées technologiques, ni d’entrer dans une discussion purement technique, d’aborder les méthodes procédurales, les modèles de langage ou les mécanismes d’organisation neuronale, et ce en fonction des pays. Nous serions hors sujet. Je vous propose donc une autre approche, qui part de l’exercice individuel de la citoyenneté, en nous posant la question de l’impact de l’intelligence artificielle.

Toutefois, comme nous commençons cette conférence et que je souhaite capter votre attention, je vais vous présenter deux exemples pratiques et possible d’utilisation de l’IA.

Premier cas : l’accueil et l’orientation des citoyens. Certaines intelligences artificielles se sont spécialisées dans l’interaction, la compréhension linguistique, ainsi que dans l’analyse des expressions et des émotions faciales. Nous pouvons ainsi imaginer un dispositif d’accueil dans les urgences des hôpitaux reposant sur un écran interactif intégrant des caméras et des capteurs thermiques. Ce dispositif pourrait accueillir un patient, comprendre sa langue, interagir, répondre à ses questions, l’orienter et même délivrer une ordonnance adaptée à une pathologie mineur détectée par l’IA. En effet, de nombreuses études tendent à montrer que l’intelligence artificielle est, dans certains domaines, capable d’atteindre une précision de diagnostic quelques fois supérieure à celle des praticiens humains. Ce type de borne pourrait également être déployé dans les mairies, les ministères ou toute autre institution au service du citoyen, afin de filtrer, fluidifier et désengorger les services .

Deuxième cas : la mobilité urbaine. De nombreuses personnes dénoncent aujourd’hui la saturation des transports en commun. En Israël, un projet innovant a été lancé en 2019 par la compagnie de bus Dan afin de réduire la congestion dans la ville de Tel Aviv : nom de code « Bubble ». Les utilisateurs pouvaient commander, via une application, une navette intelligente. Ainsi, plusieurs minibus avec chauffeur circulaient librement dans la ville et recalculaient, adaptaient par IA leurs itinéraires en fonction des demandes et des destinations des nouveaux passagers. La navette dont le parcours initial était le plus adapté, prenait charge le nouvel arrivant. Les prises en charge ou les déposes se réalisaient à 200 ou 300 mètres des adresses demandées, permettant ainsi un compromis entre accessibilité et optimisation des itinéraires. Le système présentait plusieurs avantages

: des navettes limitées à huit passagers, un niveau de confort supérieur, une meilleure sécurité et une contribution à lamélioration du trafic urbain. Le projet a finalement été interrompu, parce que Tel Aviv avait développé entre-temps de nouvelles infrastructures comme le tramway et le métro. Mais surtout parce que le modèle économique, très fortement subventionné rencontra un énorme succès, amenant les usagers à privilégier massivement ce service au détriment des transports en commun publics nouvellement créés. Ce projet d’IA et d’optimisation des itinéraires en temps réel, victime de son succès, s’arrêta en 2022.

Voilà, 2 cas pour nous plonger dans le sujet. Naturellement, il y en a d’autres. Et analysons maintenant le principal : l’exercice de la citoyenneté et la manière dont l’IA  l’Intelligence Artificielle  peut l’affecter.

L’exercice de la Citoyenneté passe par la participation active d’un individu dans la vie politique, sociale et civique de sa communauté nationale. Ceci à travers l’exercice de ses droits, l’accomplissement de ses devoirs et de sa contribution au débat public. J’aborderai trois thématiques qui, à mon sens, répondent à ce sujet.

Naturellement, chacun pourra, lors des questions, en aborder ou en mentionner d’autres, mais ma conférence en présentera trois : l’Accès à l’Information, la Participation Citoyenne et les Libertés Publiques.

 ou Comment l’IA peut orienter et conditionner le citoyen dans sa quête d’information

À l’ère de la digitalisation massive de notre société, les interfaces numériques sont devenues omniprésentes dans le quotidien des citoyens. Ordinateurs, smartphones, tablettes ou télévisions connectées permettent désormais un accès permanent à l’information, disponible en continu, 24/24  7/7.

La pierre angulaire de l’influence par l’IA l’information est soit cherchée par le citoyen, soit lui envoyée sans qu l’ait demandée ou même recherchée. Cette distinction est fondamentale, car elle permet de différencier deux mécanismes d’influence.

Dans le premier cas, le citoyen demeure acteur de sa recherche en formulant des requêtes ou en posant des questions. Mais, les requêtes formulées, les contenus consultés ou encore les interactions et commentaires déposés, permettent progressivement d’établir un profil psychologique, d’identifier des tendances politiques, des centres d’intérêt, voire des vulnérabilités cognitives ou émotionnelles. Cette capacité de profiling ouvre alors la voie à des mécanismes d’influence beaucoup plus discrets, ciblés, personnalisés et potentiellement très efficaces.  le second cas.

Les informations sont alors imposées et diffusées sans avoir été sollicités sur les sites consultés ou les réseaux sociaux, l’Intelligence Artificielle anticipant les attentes des utilisateurs. Les sociétés disposant de ces données acquièrent ainsi une capacité d’influence considérable. Grâce aux algorithmes et aux mécanismes de personnalisation par l’Intelligence Artificielle, elles peuvent développer des stratégies de persuasion particulièrement redoutables, ciblées, capables d’agir sur les perceptions, les comportements et les orientations politiques.

Comme l’avait anticipé Alvin Toffler dans Powershift, publié en 1990, le pouvoir dans les sociétés contemporaines repose de plus en plus sur la maîtrise des contenus, la diffusion de l’information et des connaissances. À l’ère de l’Intelligence Artificielle, les entités capables de collecter, traiter et exploiter massivement les données personnelles disposent d’une capacité d’influence cognitive du citoyen sans précédent, et   jamais été égalée, sans que celui-

Mais revenons au citoyen qui recherche l’information par intérêt ou pour améliorer ses connaissances.

Depuis Francis Bacon en 1597, dans Meditationes Sacrae, nous savons que l’information est le pouvoir, et que  une ressource stratégique comparable aux matières premières, telles que  ou le pétrole. Les sites, interfaces et plateformes qui permettent accès à l’information et aux recherches, ne sont donc plus des systèmes neutres : car celui qui contrôle les informations peut potentiellement orienter la perception du réel par la réponse renvoyée lors des questions. Cette maîtrise de la réponse permet une influence de la perception, permet de persuader le citoyen d’une interprétation par une présentation calculée d’un fait ou d’un événement.  Machiavelli   écriture de son livre Le Prince autour de 1513, il indique que le pouvoir repose sur la maîtrise de la perception, de la stratégie,

Cette manipulation de l’information est aussi présentée en 1970 par Zbigniew Brzezinski dans Between Two Ages : America’s Role in the Technetronic Era. Il y développe le concept de « société technétronique », dans laquelle les technologies de communication, les systèmes informatiques et le contrôle de la diffusion deviennent des instruments centraux du pouvoir et de l’influence politique, ce dont une élite technocratique rêverait de prendre le contrôle  évangéliser une certaine perception du monde.

, leurs écrits et intuitions prennent tout leurs sens avec les capacités d                                                                                                                                                                         .

Qui par la personnalisation des contenus, permet de changer les représentations et perceptions individuelles ou collectives du réel.

Ce que  confirme Alvin Toffler en démontrant que le pouvoir   devient progressivement supérieur au pouvoir militaire et au pouvoir économique. Dans cette logique, la maîtrise de l’information et des connaissances, ainsi que celle de leurs diffusions tendent à s’imposer comme la principale source de puissance des élites technocratique, reléguant progressivement la force Militaire et le pouvoir économique au second plan.

 libre à l’information et aux connaissances pour le Citoyen est donc critique pour son exercice Individuel de la Citoyenneté.

Si vous êtes intéressés par un approfondissement de ce sujet, l’excellente journaliste Anne-Laure Bonnel, qui est ici parmi nous, m’a interrogé et cuisinée sur le sujet pendant trente minutes. Vous retrouverez cette interview podcast intitulée « Lorsque la vérité devient une arme », pour son Projet Résilience, sur sa chaîne YouTube : Anne-Laure Bonnel, sous le patronage d’Alain Juillet.

La Participation Citoyenne  Et si l’IA réduisait les inégalités de connaissance et de compréhension afin d’augmenter la qualité de l’exercice de la citoyenneté ?

Les bénéfices démocratiques de     peuvent donc être immenses, si l  les citoyens dans des « filter bubbles »  phénomène où par du profilage et des filtres, on enferme dans des bulles d’informations les Citoyens. Ils ne reçoivent alors que des informations, par exemple, confirmant leurs opinions ou leurs intérêts, les amenant à se cliver ou enfermer dans leurs convictions, ne leur permettant ainsi qu’une seule perception de l’information.

Mais grâce à une Intelligence Artificielle libre, un citoyen peut chercher et poser des questions, de et par lui-même, cela pour mieux comprendre, par exemple, une proposition de loi, un programme électoral ou les enjeux d’un référendum. Véritable Aide, plus inclusive et équitable, l’IA peut réduire les écarts d’interprétation, de compréhension et de connaissance. Ainsi, après avoir pu interroger, analyser et comprendre

tous les citoyens pourraient accéder à un même niveau de compréhension d’un texte, avant de voter, de se prononcer sur une réforme ou d’élire un candidat sur son programme politique. Si le vote universel existe, la compréhension universelle n’existe pas : l’IA peut changer la donne.

Ainsi, l’Intelligence Artificielle pourrait favoriser le retour à des débats de fond lors des campagnes électorales et des consultations démocratiques, recentrant la discussion publique sur les idées et les propositions. Le citoyen pourrait démystifier les propositions en se les faisant expliquer ou en comparant les programmes entre eux,    commenter et les annoter en fonction des convictions et sensibilités. Le Citoyen pourrait également simuler les impacts réels des programmes politiques, lois ou décrets sur sa propre vie quotidienne, afin de prendre une décision en toute connaissance de cause.

Si l’Intelligence Artificielle peut être utilisée pour manipuler le citoyen, elle peut donc également permettre d’améliorer sa compréhension et la pertinence de son vote. Elle améliore son exercice Individuel de la Citoyenneté.

Elle peut aussi contribuer à améliorer les taux d’adhésion des électeurs. Par les réseaux sociaux, l’IA peut aider les partis politiques à identifier, atteindre et convaincre de nouveaux adhérents ou sympathisants de manière plus efficace. Elle leur permet de mieux cibler, structurer et préparer leurs événements politiques en fonction des attentes et préoccupations propres au lieu concerné : avant le rassemblement pour mobiliser les électeurs, pendant la réunion par le discours, les tables rondes et les rencontres, et après par le suivi des participants via les réseaux sociaux, les emailings

Au-delà de la seule logique d’influence politique, elle peut jouer un rôle positif dans la participation démocratique en ressuscitant l’intérêt civique et en permettant potentiellement à une partie des

abstentionnistes de reprendre le chemin des urnes. Elle peut aussi permettre d’analyser, par zone géographique, les causes du désintérêt et de remodeler le processus électoral en conséquence : davantage de bureaux de vote, un changement de leurs localisations ou du système en place.

Les capacités de l’IA et de la diffusion des contenus permettent aussi d’organiser rapidement des rassemblements citoyens, des manifestations ou des rencontres spontanées sur des thématiques précises et circonstanciées, faisant de l’IA un outil d’organisation puissant pour les mouvements citoyens.

Pour conclure sur l a Participation Citoyenne   et introduire la question des Libertés Publiques, je voudrais vous présenter deux cas pratiques. La plateforme vTaiwan, à Taïwan, qui permet de recueillir et d’analyser les contributions et propositions déposées par les citoyens.   regroupe, et propose des synthèses aux décideurs politiques. La plateforme Decidim, en Espagne quant à elle, permet d’analyser les contributions déposées par les citoyens et de les classer par centres d’intérêt, et priorités.

Les Libertés Publiques ou Qui paramètre l’IA, décidera de ce qui est libre et de ce qui est puni.

ou des sanctions qui peuvent en découler dans le cadre de la participation du citoyen à la vie politique, sociale et civique de sa communauté n

puis dans un second temps, les sanctions.

es technocrates, experts nommés mais non élus, détiennent quant à eux le pouvoir

Artificielle. Or, ce sont les interprétations des lois, des règlements et des normes par les technocrates qui définiront ces paramètres appliqués par les systèmes algorithmiques. Ils acquièrent ainsi un pouvoir de qualification, de filtrage et de sanction, sans pour autant être juges.

Leurs interprétations techniques deviennent, dans les faits, des normes exécutoires, sans débat démocratique direct ni vote populaire. Les biais conscients ou inconscients des technocrates qui seront

ibertés publiques, en créant un écart croissant entre la et du jugement algorithmique.

  -on se poser la question plus fondamentale de la chaîne d’exécution réelle. Les technocrates qui définissent les paramètres ne sont pas nécessairement ceux qui codent les algorithmes. Or, les développeurs appartenant aux  développant les objets autonomes du futur sont souvent externalisés dans d’autres pays, dans lesquels ils vivent avec des contextes culturels, juridiques et linguistiques parfois radicalement différents. Pourront-ils comprendre les nuances des interprétations qui leur seront transmises ? Devront-i es

technocrates représentant le pays national demandeur ? Une perte de sens à chaque maillon de la chaîne de la production algorithmique rendra-t-elle le contrôle démocratique non seulement difficile, mais structurellement impossible ?

C’est précisément dans ce contexte que l’Union européenne a entrepris de structurer un cadre normatif avec le règlement sur l’intelligence artificielle, dit « AI Act ». Présenté comme un outil de protection des libertés fondamentales et de sécurisation des usages de l’IA, ce texte introduit une régulation par les risques et une exigence de supervision humaine. Toutefois, s’il apporte une réponse partielle à la fragmentation des chaînes d’exécution, il soulève simultanément une question d’une autre nature : celle du déplacement du pouvoir

normatif vers un niveau supranational, où les arbitrages techniques et juridiques se combinent, loin du suffrage national, pour définir les conditions concrètes d’application des libertés publiques                                                                                                                                                                            .

Le problème ne disparaît donc pas ; il change d’échelle. La position française à Bruxelles illustre cette tension permanente entre la nécessité d’encadrer les risques à l’échelle continentale et la préservation d’une souveraineté industrielle et technologique qui conditionne, en dernière instance, la capacité d’un État à rester maître des paramètres de lintelligence Artificielle qui contrôlera et sanctionnera ses propres citoyens.

Pour synthétiser cette dernière partie, les libertés publiques, et avant ma conclusion, je voudrais présenter le cas du crédit social chinois, qui est certainement                                                                 pour

devenu législateur, policier et juge, sans débat ni appel. Un score, calculé à partir des achats, des déplacements, des relations, détermine si le citoyen a

.commise. Les libertés Publiques sont laissées au contrôle des algorithmes, ajustable par les technocrates, qui ne sont pas des juges mais qui interprètent les lois. Et le s-renforce, car  Qui osera contester lorsque la rébellion fait chuter le score de son crédit social ?

 

?

 

 

1 juin 2026 : Présentation par le Délégué IDF de l’AICS-SR, Stéphane Jah, de Mr Alain Juillet

1 juin 2026 : Présentation par le Délégué IDF de l’AICS-SR, Stéphane Jah, de Mr Alain Juillet

Avant de devenir l’une des figures françaises de l’intelligence économique, Alain Juillet a été formé à l’une des dimensions les plus exigeantes du renseignement : la clandestinité.

Plusieurs biographies publiques indiquent qu’il a servi cinq ans comme officier dans les unités parachutistes, puis au Service Action du SDECE, l’ancêtre de la DGSE. Le clandestin n’est pas un simple collecteur d’informations.

La DGSE le définit comme un officier de renseignement agissant sous couverture, sans révéler son appartenance à un service . Cette position impose une discipline extrême : tenir une légende, approcher des sources, évaluer la fiabilité humaine et évoluer dans un environnement où l’erreur peut coûter très cher.

Chez Juillet, ce passé militaire éclaire la suite de son parcours. Après une carrière dans le secteur privé, il est nommé directeur du renseignement à la DGSE de 2002 à 2003, puis haut responsable chargé de l’intelligence économique auprès du Premier ministre jusqu’en 2009 . Son itinéraire illustre le passage d’une culture de l’action clandestine à une doctrine plus large : la protection des intérêts stratégiques français dans la guerre économique. Le renseignement clandestin reste probablement la forme la plus difficile du métier.

Là où les capteurs techniques mesurent, interceptent ou observent, l’humain ment, doute, trahit ou protège. C’est cette incertitude permanente qui fait de la clandestinité non seulement une technique, mais une école du jugement.

Stéphane Jah

Délégué IDF de l’AICS-SR

Président de l’Observatoire du Renseignement

27 mai 2026 : L’AICS-SR était présente à la cérémonie de Remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation à la Prefecture de Tours

27 mai 2026 : L’AICS-SR était présente à la cérémonie de Remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation à la Prefecture de Tours

L’AICS-SR était présente à la REMISE DE PRIX DU CONCOURS NATIONAL  DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION le 27 Mai 2026à la  REFECTURE D’INDRE ET LOIRE.

A la suite de cette cérémonie, Mr Emmanuel Denis, Maire de Tours, a rendu hommage à 4 résistantes tourangelles :

 – MmeThérèse de Poix
 – Mme Elisabeth Le Port
 – Mme Annette Pierrain
 – Mme Madeleine Boutard.

en dévoilant les plaques de rue, faites à leur nom,  qui vont étre posées à Tours :

 En présence de nombreuses personnalités civiles et militaires dont :

Mr Thomas Campeaux, Prefet d’Indre et Loire
-Mr Emmanuel Denis, Maire de Tours
-Mme Anne Degrieck Directrice générale de l’ONACVG 37
-Général de Brigade Eric Breuille
-Mr Pierre-Alain Chiffre Directeur académique d’Indre et Loire
-Mr Daniel Gonon Président du CNRD
-Mme Michele Bernard de la France Mutualiste
-Mr Pierre Andrès representant la France Libre et Vice-Président de l’AICS-SR

 

8 mai 2026: l’AICS-SR était présente à la commémoration du 8 mai 1945 à Carcassonne

8 mai 2026: l’AICS-SR était présente à la commémoration du 8 mai 1945 à Carcassonne

Notre délégué Hervé Boissonade était présent à Carcassonne à la cérémonie de commémoration du 8 Mai 1945, en présence  de la sénatrice Gisèle Jourda,  du nouveau député Édouard Jordan , du maire de Carcassonne  Christophe  Barthes et de Madame  la secrétaire générale  Sous Préfet Lucie Roesch

22 mai 2026 : Intervention du délégué IDF de l’AICS-SR, Stéphane Jah, à l’école « Le Cedre de Noisy le Roi » sur le Passeport Citoyen.

22 mai 2026 : Intervention du délégué IDF de l’AICS-SR, Stéphane Jah, à l’école « Le Cedre de Noisy le Roi » sur le Passeport Citoyen.

Compte rendu d’intervention – Passeport Citoyen Association : AICS-SR (Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement)
Intervenant : Stéphane Jah, Président de l’Observatoire du Renseignement et Délégué Régional Île-de-France de l’AICS-SR
Lieu : École Le Cèdre, Noisy-le-Roi
Date : Vendredi 22 mai 2026


1. Contexte de l’intervention

Dans le cadre du Passeport Citoyen proposé par la commune de Noisy-le-Roi, et à la demande de Marie-Noëlle Gorneau et Audrey Gangloff, enseignantes à l’école Le Cèdre, une intervention a été organisée pour sensibiliser les élèves aux valeurs de citoyenneté, engagement et mémoire, en lien avec les missions de l’AICS-SR.
Cette intervention s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’association pour promouvoir la résilience, le devoir de mémoire et l’engagement citoyen, notamment auprès des jeunes générations.


2. Organisation pratique

L’intervention s’est déroulée en deux temps distincts le vendredi 22 mai 2026 :

  • De 14h00 à 15h00 : Séance avec les élèves de CM1/CM2.
  • De 15h30 à 16h30 : Séance dédiée aux élèves de CM2.

Public cible : Élèves des classes de CM1 et CM2 de l’école Le Cèdre.
Objectifs pédagogiques :

  • Présenter le rôle des services de renseignement dans la défense et la sécurité nationale.
  • Aborder les notions de citoyenneté active, de réserve citoyenne et de service national.
  • Sensibiliser les élèves à l’importance de l’engagement et de la mémoire collective, en lien avec l’héritage des anciens combattants.

3. Contenu de l’intervention

a. Présentation de l’AICS-SR et de ses missions

  • Introduction de l’association et de son engagement en faveur des anciens combattants et des services de renseignement.
  • Explication du rôle de l’Observatoire du Renseignement et de son action en Île-de-France.
  • Mise en avant des valeurs de solidarité, devoir et transmission.

b. Thèmes abordés avec les élèves

  • La citoyenneté : Droits et devoirs du citoyen, importance de l’engagement dans la société.
  • Le service national et la réserve citoyenne : Historique, enjeux actuels, et modalités de participation.
  • Le devoir de mémoire : Hommage aux anciens combattants et sensibilisation à l’histoire des services de renseignement.
  • L’exemple de la résilience : Illustration à travers des anecdotes ou des exemples concrets (ex. : la chanson The Show Must Go On comme symbole de continuité et de persévérance, en lien avec votre engagement associatif).

c. Échanges avec les élèves

  • Temps de questions/réponses pour permettre aux élèves d’exprimer leur compréhension et leur curiosité.
  • Activités interactives (si applicable) : quiz, discussions de groupe, ou supports visuels pour illustrer les propos.

4. Bilan et retours

  • Participation des élèves : Niveau d’intérêt, questions posées, réactions observées.
  • Difficultés éventuelles : Points à clarifier ou à approfondir lors de futures interventions.
  • Suggestions d’amélioration : Adaptation du contenu ou du format pour les prochaines sessions.

5. Remerciements et perspectives

  • Remerciements à Marie-Noëlle Gorneau et Audrey Gangloff pour leur invitation et leur collaboration.
  • Proposition de poursuivre le partenariat avec l’école Le Cèdre pour de futures interventions, en lien avec le passeport citoyen ou d’autres projets pédagogiques.
  • Transmission du compte rendu : Envoi d’une version finale à la mairie de Noisy-le-Roi (notamment à Christophe Molinski, adjoint au maire en charge des anciens combattants, du service national, de la réserve citoyenne et de la citoyenneté) et à l’école Le Cèdre.

Pour info texte transmis à la mairie de Noisy le roi:

Stéphane Jah
Président de l’Observatoire du Renseignement
Délégué Régional Île-de-France de l’Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement (AICS-SR)

Noisy-le-Roi, le 23 mai 2026


À l’attention de Monsieur Christophe Molinski
Maire de Noisy-le-Roi
En charge des anciens combattants, du service national, de la réserve citoyenne et de la citoyenneté
Mairie de Noisy-le-Roi

Et à l’attention de Mesdames Marie-Noëlle Gorneau et Audrey Gangloff
Enseignantes à l’école Le Cèdre
Noisy-le-Roi

Objet : Compte rendu d’intervention dans le cadre du Passeport Citoyen – École Le Cèdre – 22 mai 2026

Monsieur l’Adjoint au maire,
Mesdames les enseignantes,

Dans le cadre du Passeport Citoyen mis en place par la commune de Noisy-le-Roi, j’ai eu l’honneur d’intervenir ce vendredi 22 mai 2026 à l’école Le Cèdre, au nom de l’Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement (AICS-SR). Cette intervention, organisée à votre initiative, avait pour objectif de sensibiliser les élèves aux valeurs de citoyenneté, engagement, devoir de mémoire et résilience, en lien avec les missions de notre association.

Je me permets de vous adresser ci-dessous un compte rendu détaillé de cette intervention, qui s’est déroulée en deux temps :

  • De 14h00 à 15h00 : Séance avec les élèves de CM1/CM2.
  • De 15h30 à 16h30 : Séance dédiée aux élèves de CM2.

1. Contexte et objectifs

L’intervention s’inscrivait dans la volonté de transmettre aux jeunes générations les valeurs portées par l’AICS-SR, à savoir :

  • La citoyenneté active et l’importance de l’engagement dans la société.
  • Le devoir de mémoire, notamment envers les anciens combattants et les acteurs des services de renseignement.
  • La réserve citoyenne et le service national, comme piliers de la cohésion nationale.
  • La résilience, illustrée par des exemples concrets, dont l’héritage associatif que nous perpétuons, en mémoire de figures telles que Philippe Natta, dont l’engagement continue d’inspirer nos actions.

2. Déroulement des séances

a. Présentation de l’AICS-SR et de ses missions

J’ai commencé par présenter brièvement l’association, son histoire, et son rôle dans la promotion de la mémoire des services de renseignement et le soutien aux anciens combattants. J’ai également évoqué mon engagement en tant que Délégué Régional Île-de-France et Président de l’Observatoire du Renseignement, afin de souligner l’ancrage local et national de nos actions.

b. Thèmes abordés avec les élèves

  • La citoyenneté : Droits et devoirs, importance de l’engagement dans la vie collective.
  • Le service national et la réserve citoyenne : Historique, enjeux contemporains, et modalités de participation pour les jeunes.
  • Le devoir de mémoire : Hommage aux anciens combattants, avec des exemples concrets tirés de l’histoire des services de renseignement.
  • La résilience : J’ai illustré cette notion en m’appuyant sur des symboles forts, tels que la chanson The Show Must Go On, qui résume à elle seule l’esprit de continuité et de persévérance que nous souhaitons transmettre.

c. Échanges interactifs

Un temps significatif a été consacré aux questions des élèves, qui ont fait preuve d’une grande curiosité. Les échanges ont porté sur :

  • Le rôle des services de renseignement dans la protection des citoyens.
  • Les moyens concrets de s’engager dès le plus jeune âge (ex. : réserve citoyenne, actions locales).
  • Des anecdotes historiques pour rendre les notions plus accessibles.

3. Bilan de l’intervention

  • Participation des élèves : Les classes de CM1/CM2 et de CM2 ont montré un vif intérêt pour les thèmes abordés. Les questions posées ont révélé une bonne compréhension des enjeux, ainsi qu’une sensibilité particulière à la notion de devoir de mémoire.
  • Retour des enseignantes : Mesdames Gorneau et Gangloff ont souligné la pertinence de cette intervention pour compléter leur programme pédagogique sur la citoyenneté.
  • Difficultés rencontrées : Aucune difficulté majeure n’a été constatée. Certains élèves ont cependant exprimé le souhait d’approfondir le sujet des métiers du renseignement, ce qui pourrait faire l’objet d’une future intervention.

4. Perspectives

Fort du succès de cette première intervention, je me permets de vous proposer :

  • La reconduction de ce type de séances, éventuellement élargies à d’autres classes ou écoles de la commune.
  • L’organisation d’un temps d’échange avec les enseignants pour affiner les contenus pédagogiques en fonction de leurs attentes.
  • L’intégration de cette action dans le cadre plus large du Passeport Citoyen, avec une coordination renforcée entre la mairie, l’école Le Cèdre et l’AICS-SR.

5. Remerciements

Je tiens à exprimer ma grande reconnaissance à Monsieur Molinski pour son soutien à cette initiative, ainsi qu’à Mesdames Gorneau et Gangloff pour leur accueil chaleureux et leur collaboration précieuse. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire ou pour organiser de nouvelles actions dans ce cadre.

Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Monsieur l’Adjoint au maire, Mesdames les enseignantes, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

Stéphane Jah
Président de l’Observatoire du Renseignement
Délégué Régional Île-de-France – AICS-SR