11 février 2026: Engagement commun pour la promotion des parcours d’excellence et de citoyenneté auprès de la jeunesse

11 février 2026: Engagement commun pour la promotion des parcours d’excellence et de citoyenneté auprès de la jeunesse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Pour diffusion immédiate 3 février 2026


Partenariat entre l’Association Internationale des Combattants et Sympathisants – Services de Renseignement Région Île-de-France (AICS-SR) et l’Observatoire du Renseignement pour la conférence « Plan Ambition Armées-Jeunesse »

Objet : Engagement commun pour la promotion des parcours d’excellence et de citoyenneté auprès de la jeunesse

L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants – Services de Renseignement Région Île-de-France (AICS-SR), représentée par son Délégué Régional, et l’Observatoire du Renseignement, présidé par Stéphane Jah, sont fiers d’annoncer leur partenariat à l’occasion de la conférence « Plan Ambition Armées-Jeunesse », organisée le mercredi 11 février 2026 de 18h00 à 20h00 à l’Institut Catholique de Paris (74 rue de Vaugirard, 75006 Paris).

Contexte et objectifs

Dans le cadre du Plan Ambition Armées-Jeunesse, cette conférence vise à éclairer les opportunités offertes aux jeunes par les armées, en mettant en lumière les parcours d’engagement, les perspectives professionnelles et les valeurs de citoyenneté portées par les forces armées. Cet événement s’inscrit dans une démarche de sensibilisation et d’accompagnement des jeunes vers des carrières enrichissantes et porteuses de sens.

Rôle des partenaires

  • L’AICS-SR, forte de son expertise dans le domaine des services de renseignement et de son réseau d’anciens combattants, apportera un éclairage sur les enjeux stratégiques et opérationnels liés à l’engagement dans les armées, ainsi que sur les valeurs de résilience, de discipline et de dévouement.
  • L’Observatoire du Renseignement, acteur clé de la réflexion sur les questions de sécurité et de défense, contribuera à la diffusion des connaissances et à la promotion des métiers du renseignement, en soulignant leur importance dans la protection des intérêts nationaux et internationaux.

Intervenants de haut niveau

La conférence réunira des experts et des officiers d’expérience, dont :

  • Général Hervé PIERRE
  • Général Franck PAVERO (2S)
  • Officier Virginie MYSLINKA-MAINCZYK (Réserve opérationnelle)
  • Colonel Christian CHATILLON (er)

La présentation sera assurée par Louis PADOUX, et l’animation par Imen CHAANBI.

Public visé

Cet événement s’adresse aux jeunes en quête d’orientation, aux étudiants, aux professionnels du secteur de la défense, ainsi qu’à toute personne intéressée par les carrières militaires et les enjeux de sécurité nationale.

Informations pratiques

  • Date et heure : Mercredi 11 février 2026, 18h00 – 20h00
  • Lieu : Institut Catholique de Paris, 74 rue de Vaugirard, 75006 Paris
  • Organisateurs : Association BERNANOS de l’Institut Catholique de Paris et le Think Tank « Liberté et Prospective »

Citations

« Ce partenariat illustre notre engagement commun à promouvoir l’excellence et la citoyenneté auprès des jeunes générations. Les armées offrent des parcours uniques, alliant sens du devoir et développement personnel. » — Stéphane Jah, Président de l’Observatoire du Renseignement et Délégué Régional Île-de-France de l’AICS-SR.

« Nous sommes convaincus que cette collaboration renforcera la visibilité des opportunités offertes par les armées et inspirera les jeunes à s’engager pour des causes nobles. » — Représentant de l’AICS-SR Île-de-France

Contact presse

Pour toute demande d’information ou d’interview :


À propos de l’AICS-SR : L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants – Services de Renseignement (AICS-SR) œuvre pour la reconnaissance et la valorisation des métiers du renseignement, ainsi que pour le soutien aux anciens combattants et à leurs familles.

À propos de l’Observatoire du Renseignement : L’Observatoire du Renseignement est un espace de réflexion et d’analyse dédié aux enjeux contemporains du renseignement et de la sécurité.


 

Stéphane JAH

Délégué Ile de France de l’AICS-SR

06.60.84.30.66

aics.sr.iledefrance@gmail.com

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27 janvier 2026 : Conférence organisée par l’AICS-SR au Lycée Jehan de Beauce de Chartres sur le thème : La Paix, le Guerre, la Diplomatie et les technologies contemporaines

27 janvier 2026 : Conférence organisée par l’AICS-SR au Lycée Jehan de Beauce de Chartres sur le thème : La Paix, le Guerre, la Diplomatie et les technologies contemporaines

Conférence organisée par l’AICS-SR au Lycée Jehan de Beauce de Chartres sur le thème : La Paix, le Guerre, la Diplomatie et les technologies contemporaines

 dans le cadre du trinôme académique composé de l’Education Nationale, de l’IHEDN et du Ministère de la Défense 

Partenaires : Services de l’Etat, Fondation de la France Libre, Fédération André Maginot, La France Mutualiste

                                                                       Sur le Thème : « La paix, la Guerre, la diplomatie et les technologies contemporaines »

Conférencier : Mr Thierry Terrier

Plusieurs personnalités civiles et militaires étaient présentes dont :

Mr Stéphane Bolo- Lombroso Proviseur

Mr Olivier Bougot Professeur et co-organisateur

Mr Yves Fournier Président de l’AICS-SR et délégué départemental de la France Libre

Mme Elisabeth Caubel Vice-Présidente de l’AICS-SR

Mr Arnaud Villadère de l’AICS-SR

Mr Stéphane Jah Délégué régional IDF de l’AICS-SR

Mr Michel Robert Administrateur de la France Mutualiste accompagné du responsable de la France Mutualiste d’Eure -et -Loir et de Normandie

 

Cette conférence qui se situe parfaitement dans le programme scolaire, a permis de donner un éclairage aux élèves de deux établissements présents, sur les grands enjeux actuels en raison certes, de la qualité du conférencier, mais aussi par les interventions de professionnels spécialement invités aux débats qui ont fait suite.

Tous nos remerciements au proviseur du lycée Jehan de Beauce Mr Stéphane Bolo- Lonbroso  et  au professeur  et co-organisateur Mr Olivier Bougot pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé.

Tous nos remerciements aussi, à nos partenaires, qui nous ont aidés financièrement et techniquement  pour préparer cette conférence.

14 JANVIER 2026 : L’AICS-SR a été conviée à déjeuner par le Commandant Nicolas Burgot de la CRS 41

14 JANVIER 2026 : L’AICS-SR a été conviée à déjeuner par le Commandant Nicolas Burgot de la CRS 41

Nicolas Burgot Commandant de la CRS 41

L’AICS-SR a été conviée à déjeuner par le Commandant Nicolas Burgot qui dirige la  CRS 41 en remerciement pour la qualité du travail  fait en commun dans le cadre de divers activités communes

Etaient conviés: Yves Fournier Président de l’AICS-SR, Elisabeth Caubel ,Vice-Présidente de l’AICS-SR, et Pierre Andrès Vice-Président de l’AICS-SR

Au cours de ce déjeuner, Nicolas Burgot a souligné la qualité de nos relations et rendu hommage au travail fait par Elisabeth Caubel dans le cadre de ses expositions historiques en l’hôtel de Ville de Tours et Pierre Andrès pour les reportages mis en ligne.

Il a été abordé aussi la qualité des Conférences tenues par l’AICS-SR  sur des thèmes destinés à promouvoir la notion de Citoyenneté chez les jeunes et la transmission du devoir de mémoire.

Tous nos remerciements au Commandant Nicolas Burgot et son équipe, pour son invitation

 

Des chercheurs traquent les centres de données cachés aux États-Unis.

Des chercheurs traquent les centres de données cachés aux États-Unis.

Des chercheurs traquent les centres de données cachés aux États-Unis.

Une équipe de chercheurs d’Epoch AI, un institut de recherche à but non lucratif, utilise des données open source pour cartographier la croissance des centres de données américains. L’équipe analyse minutieusement des images satellites, des permis de construire et d’autres documents juridiques locaux afin de dresser une carte des immenses bâtiments abritant des ordinateurs qui poussent comme des champignons aux États-Unis. Ces données sont ensuite transformées en une carte interactive qui répertorie les coûts, la consommation énergétique et les propriétaires de ces centres de données.

La construction massive de centres de données est un secteur en pleine expansion et source de controverses aux États-Unis. La Silicon Valley et l’administration Trump misent tout sur la croissance continue de l’IA pour l’avenir de l’économie américaine, une mission qui nécessitera des investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données et les nouvelles infrastructures énergétiques. Les cartes d’Epoch AI centralisent les informations sur ces bâtiments bruyants et énergivores qui poussent comme des champignons dans nos quartiers.

Sur la carte d’Epoch, un cercle vert apparaît au-dessus de New Albany, dans l’Ohio. Cliquez dessus pour accéder à une vue satellite du complexe où Meta construit son centre de données « Prometheus » . Selon Epoch, le coût total de construction s’élève à ce jour à 18 milliards de dollars et la consommation électrique est de 691 mégawatts.

« Ce centre de données, qui combine des tentes résistantes aux intempéries, des installations de colocation et les bâtiments traditionnels de Meta, illustre la transition de Meta vers l’IA », indique Epoch dans sa documentation. « Afin de refléter cette structure hétérogène, notre analyse s’appuie sur une combinaison de cartes d’occupation des sols, d’autorisations relatives aux turbines à gaz naturel et d’images satellite/aériennes des équipements de refroidissement pour estimer la capacité de calcul. » Les utilisateurs peuvent même consulter une chronologie de la construction et observer l’évolution des images satellite au fur et à mesure de l’expansion du centre de données.

« On parle beaucoup, publiquement et entre chercheurs, de l’avenir de l’IA », a déclaré Jean-Stanislas Denain, chercheur principal chez Epoch AI, à 404 Media. « Les initiés ont accès à de nombreuses données confidentielles, mais ce n’est pas le cas du grand public. L’existence de cette ressource en ligne est donc une excellente chose. »

Reprenez une vue d’ensemble du pays et cliquez sur un cercle à Memphis, dans le Tennessee, pour en savoir plus sur Colossus 2 de xAI . « Pour alimenter le centre de données, xAI a fait le choix inhabituel d’installer des turbines à gaz naturel de l’autre côté de la frontière, dans le Mississippi, probablement pour obtenir plus rapidement les autorisations nécessaires à leur exploitation », a indiqué Epoch AI. « L’installation de batteries semble terminée (bien que d’autres batteries puissent être ajoutées). Les turbines semblent connectées et les travaux de construction autour d’elles sont minimes. Sur la base de ces informations et de tweets antérieurs d’Elon Musk, 110 000 GPU NVIDIA GB200 sont opérationnels. »

Les informations concernant les centres de données sont incomplètes. Il est impossible de connaître précisément le coût total et le fonctionnement de ces infrastructures. La législation locale et nationale étant variable, toutes les informations relatives à la construction ne sont pas publiques, et l’imagerie satellite ne permet qu’une vision partielle de la situation sur le terrain. La carte d’Epoch AI ne recense probablement qu’une fraction des centres de données mondiaux. « En novembre 2025, ce sous-ensemble représentait environ 15 % de la puissance de calcul d’IA fournie par les fabricants de puces à l’échelle mondiale », explique Epoch AI sur son site web. « Nous étendons nos recherches afin de localiser les plus grands centres de données au monde, en utilisant l’imagerie satellite et d’autres sources de données. »

La section méthodologie du site explique comment Epoch AI procède et présente des photographies en accéléré de la croissance exponentielle des gigantesques centres de données. L’un des principaux indices visuels analysés par imagerie satellite est la présence d’équipements de refroidissement. « Les centres de données modernes dédiés à l’IA génèrent tellement de chaleur que les systèmes de refroidissement s’étendent à l’extérieur des bâtiments, généralement autour ou sur le toit. L’imagerie satellite nous permet d’identifier le type de refroidissement, le nombre d’unités et, le cas échéant, le nombre de ventilateurs sur chaque unité », précise le site.

« Nous nous concentrons sur le refroidissement car c’est un indicateur précieux pour déterminer la consommation d’énergie », explique Denain. « Nous cherchons d’abord à estimer la consommation, mais souvent, nous manquons d’informations à ce sujet… et ensuite, nous pouvons relier la consommation à la puissance de calcul et au coût de construction. Si l’on veut estimer la consommation, le refroidissement est un élément essentiel. »

Après avoir comptabilisé les ventilateurs, l’équipe d’Epoch intègre ces données dans un modèle qu’elle a conçu pour estimer la consommation énergétique d’un centre de données. « Ce modèle repose sur le type de refroidissement et des caractéristiques physiques telles que le nombre et le diamètre des ventilateurs, ainsi que la surface au sol occupée par l’ensemble du système de refroidissement », explique Epoch AI sur son site web. « Le modèle de refroidissement présente toutefois une marge d’incertitude importante. Les spécifications techniques indiquent que la capacité de refroidissement réelle peut être jusqu’à deux fois supérieure ou inférieure aux estimations de notre modèle, selon la vitesse de rotation des ventilateurs. »

Cartographier les centres de données américains à l’aide de sources ouvertes n’est pas une méthode infaillible. « Lors de la phase de découverte, certains centres de données sont si peu connus que nous ne trouvons aucune information, rumeur ou base de données existante les mentionnant. Si les grands centres de données sont plus susceptibles d’être répertoriés en raison de leur importance et de leur superficie, de nombreux petits centres (moins de 100 MW) pourraient représenter une capacité de calcul IA non négligeable », a déclaré Epoch AI.

Mais Epoch AI continue d’enrichir sa palette d’outils et d’analyser davantage d’images satellites afin de cartographier les nouveaux projets des géants de la tech. L’objectif : faire la lumière sur ce qui se passe dans l’ombre. « Même avec une analyse parfaite d’un centre de données, il se peut que nous ignorions encore qui l’utilise et dans quelle mesure », peut-on lire sur le site web d’Epoch AI. « Des entreprises d’IA comme OpenAI et Anthropic concluent des accords avec des hyperscalers tels qu’Oracle et Amazon pour louer de la puissance de calcul, mais les détails de ces accords restent parfois confidentiels. »

Cinder : Drone automatique doté d’IA pour les zones de guerre électronique et les zones sans couverture GNSS

Cinder : Drone automatique doté d’IA pour les zones de guerre électronique et les zones sans couverture GNSS

Cinder : Drone automatique doté d’IA pour les zones de guerre électronique et les zones sans couverture GNSS

  • 31 décembre 2025
  • 1.0 Introduction 

Le développement de Cinder, un drone militaire américain, représente une innovation majeure susceptible de conférer un avantage tactique aux États-Unis et à leurs alliés. Ce drone d’attaque unidirectionnelle, autonome, économique et à longue portée, combine une détection et une identification précises des cibles grâce à l’intelligence artificielle, une portée étendue et un système de navigation optique embarqué, lui permettant d’opérer sans intervention humaine dans des environnements où les communications radiofréquences sont brouillées et où les systèmes de navigation par satellite (GNSS) sont indisponibles.

2.0 Innovation et contexte

2.1 Contexte

Cinder est le fruit d’une collaboration entre Dragoon, fabricant de drones, et Teledyne FLIR OEM, spécialiste de l’innovation et de la production de caméras infrarouges de pointe, ainsi que de logiciels de ciblage, de suivi et de reconnaissance haute performance.

Teledyne FLIR OEM associe des composants thermiques avancés à un logiciel d’aide à la décision basé sur l’IA pour proposer des solutions à ses clients. L’entreprise fournit des capteurs et des modules infrarouges non soumis à la réglementation ITAR (International Traffic in Arms Regulations), ce qui réduit considérablement les délais d’approvisionnement.

2.2 Projet Artemis

En mars 2025, la Defence Innovation Unit (DIU) américaine a annoncé l’attribution de contrats à quatre entreprises pour le projet Artemis, une initiative visant à évaluer opérationnellement des plateformes aériennes à longue portée et à usage unique. Cette initiative émane du Bureau du sous-secrétaire à la Défense pour l’acquisition et le soutien (A&S) du département de la Défense, qui a demandé l’inclusion d’une ligne budgétaire dédiée aux essais opérationnels de plateformes capables de répondre aux capacités de guerre électronique (GE) et aux environnements sans couverture GNSS, employées par la Russie et la Chine. Les capacités requises pour ce contrat incluaient un drone de combat (UAV) lancé depuis le sol, économique, à usage unique et sans pilote, capable d’opérer à des portées de 50 à 300 km. Le cahier des charges exigeait également que la plateforme soit lancée rapidement et efficacement, vole à basse altitude, transporte une charge utile d’au moins 10 kg et idéalement supérieure à 25 kg, soit rapidement mise à jour et modernisable, tout en restant opérationnelle dans des environnements perturbés, déconnectés, intermittents et à faible bande passante, ainsi que dans des zones sans couverture GNSS.

Ce projet est une conséquence de la guerre en Ukraine, où les drones kamikazes russes Lancet, produits en masse, et leurs équivalents ukrainiens, les drones Ukrolancet FPV, ont causé des dégâts disproportionnés, compte tenu de leurs faibles coûts de production et de leur taille réduite. Par exemple, le Lancet-3M russe, également connu sous le nom de drone kamikaze « Production 52 », peut atteindre une cible dans un rayon de 48 kilomètres à une vitesse de 306 km/h avec une ogive perforante de 5 kg. Le drone Lancet représente une menace importante pour l’artillerie et la défense aérienne ukrainiennes, ainsi que pour les autres moyens militaires. Rien qu’en mai 2025, la Russie a mené plus de 300 attaques de Lancet.

3.1 Superviseur

Dragoon a collaboré avec Teledyne FLIR OEM pour utiliser deux de ses suites logicielles standard, spécialement conçues pour le déploiement du drone Lancet. Le premier produit, Prism Supervisor, est le système de commande embarqué du drone, assurant une autonomie complète et une supervision de mission. L’interface graphique (GUI) de l’application de gestion de mission supervisée permet à l’utilisateur de planifier, contrôler et visualiser les opérations. Compatible avec les principaux systèmes d’exploitation, elle fonctionne aussi bien sur ordinateur que sur appareil mobile. Ce logiciel offre également une exécution simplifiée des opérations d’entraînement et de mission en un seul clic, avec diffusion en direct, enregistrement et visualisation de la trajectoire, métadonnées incluses. 

Art Stout, directeur de la gestion des produits et des solutions d’intelligence artificielle chez Teledyne FLIR OEM, a déclaré que « le superviseur est une couche logicielle qui se situe entre le pilotage automatique et le système de guidage, permettant à une arme de réagir lorsqu’elle rencontre une cible tout en opérant de manière autonome dans une zone de recherche prédéfinie. » Le logiciel d’autonomie amélioré par l’IA permet au drone de planifier sa propre trajectoire de vol, en utilisant la navigation visuelle d’un module de caméra embarqué, dans les zones où la navigation par satellite est brouillée. La réponse aux menaces basée sur l’IA en périphérie (AiTR) facilite les opérations et les communications silencieuses par radiofréquences.

3.2 SKR

Le Prism SKR est associé à un module caméra de Teledyne FLIR OEM, permettant aux utilisateurs de créer facilement des applications opérationnelles. Il utilise la reconnaissance automatique de cibles (ATR) pour détecter, identifier et suivre les cibles sans intervention de l’opérateur. Ce processus en six étapes est présenté sur leur site web, illustrant le guidage du drone vers la cible, sa détection, sa reconnaissance, le transfert/l’engagement de la cible, la détection du point de visée et son suivi. Il peut identifier les opérations air-sol, sol-air, air-air et sol-sol, et accepte les images infrarouges et électro-optiques pour différents cas d’utilisation. Il fournit en temps réel la position de la cible, son identification, son niveau de confiance et sa direction de déplacement. Selon Teledyne, le SKR est capable d’identifier et de distinguer des engins, notamment les chars russes T-62, T-72, T-80 et T-90. D’autres engins peuvent être ajoutés à la liste en fonction des besoins opérationnels. 

Stout a déclaré que « les modèles d’IA peuvent être facilement mis à jour ou remplacés par des modèles améliorés grâce à un entraînement supplémentaire ou à de nouvelles classes, en fonction des exigences de la mission ».

Après la détection et l’identification de la cible par le SKR, ce dernier la suit et guide le drone pour une frappe de précision. Cette capacité rend obsolètes les systèmes de guidage de drones à verrouillage de cible actuellement utilisés en Ukraine. Le SKR intègre également une « estimation de l’état de la cible », qui utilise la caméra thermique embarquée pour déterminer si le moteur du véhicule cible est allumé, permettant ainsi au drone de distinguer les cibles actives des véhicules incendiés et des leurres gonflables. La localisation embarquée pour la détection et l’identification des cibles signifie que la sélection d’un point de visée précis sur une cible, en fonction de son type, permet au drone de frapper en temps réel sa partie la plus vulnérable. Par exemple, selon Teledyne, lorsqu’un drone cible un char T-72, il ne se contente pas de frapper l’épais blindage frontal, ce qui n’entraînerait que des dégâts insignifiants. Le drone survolerait la cible pour identifier son point faible, repérant avec précision l’arrière de la tourelle, là où le blindage est le plus fin, ce qui permettrait une destruction instantanée.
Ce même système de navigation optique embarqué lui confère une résistance accrue à la guerre électronique, une capacité essentielle pour les forces de l’OTAN, alors que la Russie et la Chine renforcent leurs capacités de brouillage radiofréquence et de neutralisation des systèmes GNSS. De plus, comparé au drone russe Lancet, le Cinder le surpasse en termes de portée, d’autonomie et de précision de ciblage. Le Cinder peut sélectionner des vecteurs de frappe optimaux et distinguer plusieurs cibles en temps réel.
Dans un environnement de combat simulé, les drones Lancet russes ont neutralisé à plusieurs reprises des chars occidentaux tels que le Leopard 2 et le M1 Abrams, notamment en exploitant l’absence de protection active et les schémas de déploiement prévisibles de ces chars. 

3.3 Optique 

Le module caméra FLIR Boson est un élément essentiel au fonctionnement du logiciel SKR. Il s’agit probablement de la caméra Boson+ CZ, un module d’imagerie thermique haute performance doté d’un zoom continu 5x (CZ). Sa sensibilité thermique est de ≤ 20 mK (millikelvin) et son filtre AGC améliore le contraste et la netteté de l’image. Son objectif et son électronique de contrôle haute performance permettent de maintenir la mise au point lors du zoom et assurent une compensation du gradient thermique en temps réel.

  1. Cas d’utilisation potentiels 

Au moment de la publication de ce rapport, le drone Cinder n’est pas déployé opérationnellement en Ukraine ni par l’armée américaine dans aucun autre conflit. Les spécifications du contrat de DIU laissent entendre que cette plateforme sera à terme déployée en Ukraine pour contrer les drones Lancet russes qui ciblent les infrastructures militaires ukrainiennes, notamment les chars. 

5.0 Conclusion

Le développement du drone d’attaque autonome Cinder représente une innovation majeure, où l’intelligence artificielle permet et amplifie la conception d’un drone de type munition rôdeuse à faible coût. Ceci illustre un changement décisif dans la manière dont les frappes de précision peuvent être menées dans des environnements où la guerre électronique et les systèmes GNSS sont neutralisés. Le Cinder surpasse largement les capacités des autres munitions rôdeuses américaines et russes, telles que le Switchblade 600 et le Lancet russe, notamment en termes de systèmes de guidage de précision, de portée et de charge utile. 

Le système embarqué Prism Supervisor et le logiciel SKR assurent une autonomie complète et une supervision de mission, intégrant la détection, l’identification et le suivi de cibles, afin de garantir des frappes de précision même en environnement brouillé par les radiofréquences ou privé de signal GNSS. Si le Cinder répond aux attentes en matière de neutralisation des capacités de guerre électronique et de brouillage GNSS russes et chinoises, il pourrait conférer un avantage tactique considérable aux États-Unis et à leurs alliés.