Post de Anne-Laure Bonnel

PRÉSIDENTIELLE 2027 — LE RISQUE DU 2 MAI José Thierry Terrier, diplomate de carrière, a consacré plus de trente ans aux relations internationales et au service de l’État. Aujourd’hui président du Cercle Cincinnatus, il porte un regard particulier sur les fragilités institutionnelles et politiques auxquelles la France pourrait être confrontée.

À l’approche de la présidentielle de 2027, je lui ai posé trois questions. Non pas sur celui ou celle qui pourrait l’emporter, mais sur les conditions mêmes dans lesquelles cette élection va se dérouler.

La première concerne le calendrier. Le premier tour est prévu le 18 avril 2027. Le second, deux semaines plus tard, le dimanche 2 mai. Entre les deux : le 1er Mai, journée traditionnellement marquée par d’importantes mobilisations sociales et politiques.

Pour José thierry Terrier, cette proximité constitue un risque. Il utilise une image volontairement forte : « allumer un briquet à côté d’un jerrican d’essence ». Le scénario mérite d’être examiné. Dans un entre-deux-tours particulièrement polarisé, le 1er Mai pourrait devenir le dernier grand rendez-vous politique avant le vote : manifestations massives, tensions, affrontements, appels à la mobilisation ou à la désobéissance civile. Les images produites ce jour-là circuleraient immédiatement sur les chaînes d’information et les réseaux sociaux, à quelques heures seulement de l’ouverture des bureaux de vote. Le risque n’est donc pas seulement sécuritaire. Il est aussi politique et démocratique : faire entrer la rue dans les dernières heures d’une campagne présidentielle, avec la possibilité qu’un incident majeur vienne bouleverser le climat du scrutin.

Reste alors une question : pourquoi le 2 mai ? Quelles contraintes ont conduit à retenir cette date ? Quels scénarios ont été envisagés ? Et surtout, dans une France profondément polarisée, était-il opportun de faire coïncider le dernier jour de l’entre-deux-tours avec le 1er Mai ? Présidentielle 2027 : le choix des dates n’est pas un détail. Il fait partie des conditions dans lesquelles se construit la confiance dans le scrutin. José thierry Terrier

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