Paris, le 2 juin 2026 – L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement (AICS-SR) et l’Observatoire du Renseignement ont participé ce matin à la conférence organisée par le Cercle Cincinnatus, sous le haut patronage de Monsieur Alain Juillet, sur le thème : « L’IA et l’exercice individuel de la citoyenneté ». Cet événement, qui s’est tenu au Restaurant « La démocratie » (Salle « Le sillon ») à Paris, a réuni des experts, des institutionnels et des acteurs de la société civile pour échanger sur les enjeux stratégiques liés à l’intelligence artificielle et son impact sur la démocratie et la souveraineté.
Une réflexion stratégique sur l’IA et la citoyenneté
La conférence a permis d’aborder des questions essentielles :
Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle l’exercice de la citoyenneté ?
Quels sont les risques de désinformation, de perte de souveraineté ou de dépendance technologique ?
Comment former les citoyens à une utilisation responsable et éclairée de l’IA ?
Les intervenants, parmi lesquels Guillaume David Deniel (Expert IA et Cyber, Membre IPSE), Alain Juillet (Président d’Honneur du Cercle Cincinnatus), Thierry Terrier (Président du Cercle) et Imen Chaanbi (Modératrice, Membre du Cercle), ont partagé leurs analyses et propositions pour relever ces défis.
L’engagement de l’AICS-SR et de l’Observatoire du Renseignement
Pour Stéphane Jah, Président de l’Observatoire du Renseignement et Délégué Régional Île-de-France de l’AICS-SR :
« Cette conférence a confirmé l’urgence de sensibiliser les citoyens et les institutions aux enjeux de l’IA. L’AICS-SR et l’Observatoire du Renseignement s’engagent à promouvoir une approche souveraine et responsable de ces technologies, en lien avec les acteurs publics et privés. Nous travaillerons à l’organisation d’ateliers et de veilles stratégiques pour renforcer la résilience de notre société face à ces transformations. »
L’AICS-SR et l’Observatoire du Renseignement saluent l’initiative du Cercle Cincinnatus et réaffirment leur volonté de contribuer activement aux débats nationaux sur ces sujets.
À propos de l’AICS-SR
L’Association Internationale des Combattants et Sympathisants des Services de Renseignement (AICS-SR) rassemble des professionnels et des passionnés du renseignement, engagés pour la défense des valeurs républicaines et la promotion de la culture stratégique. Elle intervient dans les domaines de la mémoire, de la citoyenneté et de l’innovation technologique.
À propos de l’Observatoire du Renseignement
L’Observatoire du Renseignement a pour mission d’analyser les enjeux contemporains liés au renseignement, à la sécurité et aux nouvelles technologies, afin d’éclairer les décideurs publics et privés.
Contact presse
Stéphane Jah
Président de l’Observatoire du Renseignement
————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————–
Guillaume David Deniel
Membre du Cercle Cincinnatus
Membre & Chercheur IPSE
Technologies Aéronautique / Défense – IA
IPSE Institut Prospectives & Sécurité en Europe
Je tiens dans un premier temps à remercier Thierry Terrier, Président du Cercle Cincinnatus, Alain Juillet, son Président d’honneur, ainsi qu’Imen Chaanbi, de me permettre de m’exprimer aujourd’hui devant vous.
J’interviendrai en tant que membre et chercheur de l’IPSE Institut de Prospective et de Sécurité en Europe
Emmanuel Dupuy
Je suis Guillaume David Deniel. J’ai eu une carrière initialement très orientée vers les technologies, avant de me concentrer spécifiquement sur les technologies cyber, offensives et défensives, ainsi que sur les technologies propres au domaine du militaire, de l’aéronautique, de la défense et des services gouvernementaux, et bien entendu sur l’intelligence artificielle. À titre d’exemples, j’ai contribué à des projets tels que la mise en place, pour le gouvernement israélien, d’un premier système d’intelligence artificielle dédié à l’analyse d’images satellites ; un système d’arme par IA pour la Turquie ; pour différents pays des simulations de systèmes de défense anti-Aérien, ainsi que des travaux menés avec les centres de recherche d’Airbus et de Safran sur des systèmes de conduite de véhicules autonomes par intelligence artificielle.
Ces projets ont été menés à partir de 2022, soit il y a presque cinq ans.
Cequim’atoujoursaniméestletravailsurdestechnologiesditesavancées,souventduales,dont lesusages militaires finiront un jour par être connus
conséquences ou de thèmes.
Le sujet que nous aborderons aujourd’hui est donc le suivant : l’Intelligence Artificielle et l’Exercice Individuel de la Citoyenneté.
Deux approches sont possibles. La première consiste de partir de l’intelligence artificielle individuel de la Citoyenneté. Mais je ne pense pas qu’aujourd’hui l’objectif soit de présenter un portfolio
avancées technologiques, ni d’entrer dans une discussion purement technique, d’aborder les méthodes procédurales, les modèles de langage ou les mécanismes d’organisation neuronale, et ce en fonction des pays. Nous serions hors sujet. Je vous propose donc une autre approche, qui part de l’exercice individuel de la citoyenneté, en nous posant la question de l’impact de l’intelligence artificielle.
Toutefois, comme nous commençons cette conférence et que je souhaite capter votre attention, je vais vous présenter deux exemples pratiques et possible d’utilisation de l’IA.
Premier cas : l’accueil et l’orientation des citoyens. Certaines intelligences artificielles se sont spécialisées dans l’interaction, la compréhension linguistique, ainsi que dans l’analyse des expressions et des émotions faciales. Nous pouvons ainsi imaginer un dispositif d’accueil dans les urgences des hôpitaux reposant sur un écran interactif intégrant des caméras et des capteurs thermiques. Ce dispositif pourrait accueillir un patient, comprendre sa langue, interagir, répondre à ses questions, l’orienter et même délivrer une ordonnance adaptée à une pathologie mineur détectée par l’IA. En effet, de nombreuses études tendent à montrer que l’intelligence artificielle est, dans certains domaines, capable d’atteindre une précision de diagnostic quelques fois supérieure à celle des praticiens humains. Ce type de borne pourrait également être déployé dans les mairies, les ministères ou toute autre institution au service du citoyen, afin de filtrer, fluidifier et désengorger les services .
Deuxième cas : la mobilité urbaine. De nombreuses personnes dénoncent aujourd’hui la saturation des transports en commun. En Israël, un projet innovant a été lancé en 2019 par la compagnie de bus Dan afin de réduire la congestion dans la ville de Tel Aviv : nom de code « Bubble ». Les utilisateurs pouvaient commander, via une application, une navette intelligente. Ainsi, plusieurs minibus avec chauffeur circulaient librement dans la ville et recalculaient, adaptaient par IA leurs itinéraires en fonction des demandes et des destinations des nouveaux passagers. La navette dont le parcours initial était le plus adapté, prenait charge le nouvel arrivant. Les prises en charge ou les déposes se réalisaient à 200 ou 300 mètres des adresses demandées, permettant ainsi un compromis entre accessibilité et optimisation des itinéraires. Le système présentait plusieurs avantages
: des navettes limitées à huit passagers, un niveau de confort supérieur, une meilleure sécurité et une contribution à lamélioration du trafic urbain. Le projet a finalement été interrompu, parce que Tel Aviv avait développé entre-temps de nouvelles infrastructures comme le tramway et le métro. Mais surtout parce que le modèle économique, très fortement subventionné rencontra un énorme succès, amenant les usagers à privilégier massivement ce service au détriment des transports en commun publics nouvellement créés. Ce projet d’IA et d’optimisation des itinéraires en temps réel, victime de son succès, s’arrêta en 2022.
Voilà, 2 cas pour nous plonger dans le sujet. Naturellement, il y en a d’autres. Et analysons maintenant le principal : l’exercice de la citoyenneté et la manière dont l’IA l’Intelligence Artificielle peut l’affecter.
L’exercice de la Citoyenneté passe par la participation active d’un individu dans la vie politique, sociale et civique de sa communauté nationale. Ceci à travers l’exercice de ses droits, l’accomplissement de ses devoirs et de sa contribution au débat public. J’aborderai trois thématiques qui, à mon sens, répondent à ce sujet.
Naturellement, chacun pourra, lors des questions, en aborder ou en mentionner d’autres, mais ma conférence en présentera trois : l’Accès à l’Information, la Participation Citoyenne et les Libertés Publiques.
ou Comment l’IA peut orienter et conditionner le citoyen dans sa quête d’information
À l’ère de la digitalisation massive de notre société, les interfaces numériques sont devenues omniprésentes dans le quotidien des citoyens. Ordinateurs, smartphones, tablettes ou télévisions connectées permettent désormais un accès permanent à l’information, disponible en continu, 24/24 7/7.
La pierre angulaire de l’influence par l’IA l’information est soit cherchée par le citoyen, soit lui envoyée sans qu l’ait demandée ou même recherchée. Cette distinction est fondamentale, car elle permet de différencier deux mécanismes d’influence.
Dans le premier cas, le citoyen demeure acteur de sa recherche en formulant des requêtes ou en posant des questions. Mais, les requêtes formulées, les contenus consultés ou encore les interactions et commentaires déposés, permettent progressivement d’établir un profil psychologique, d’identifier des tendances politiques, des centres d’intérêt, voire des vulnérabilités cognitives ou émotionnelles. Cette capacité de profiling ouvre alors la voie à des mécanismes d’influence beaucoup plus discrets, ciblés, personnalisés et potentiellement très efficaces. le second cas.
Les informations sont alors imposées et diffusées sans avoir été sollicités sur les sites consultés ou les réseaux sociaux, l’Intelligence Artificielle anticipant les attentes des utilisateurs. Les sociétés disposant de ces données acquièrent ainsi une capacité d’influence considérable. Grâce aux algorithmes et aux mécanismes de personnalisation par l’Intelligence Artificielle, elles peuvent développer des stratégies de persuasion particulièrement redoutables, ciblées, capables d’agir sur les perceptions, les comportements et les orientations politiques.
Comme l’avait anticipé Alvin Toffler dans Powershift, publié en 1990, le pouvoir dans les sociétés contemporaines repose de plus en plus sur la maîtrise des contenus, la diffusion de l’information et des connaissances. À l’ère de l’Intelligence Artificielle, les entités capables de collecter, traiter et exploiter massivement les données personnelles disposent d’une capacité d’influence cognitive du citoyen sans précédent, et jamais été égalée, sans que celui-
Mais revenons au citoyen qui recherche l’information par intérêt ou pour améliorer ses connaissances.
Depuis Francis Bacon en 1597, dans Meditationes Sacrae, nous savons que l’information est le pouvoir, et que une ressource stratégique comparable aux matières premières, telles que ou le pétrole. Les sites, interfaces et plateformes qui permettent accès à l’information et aux recherches, ne sont donc plus des systèmes neutres : car celui qui contrôle les informations peut potentiellement orienter la perception du réel par la réponse renvoyée lors des questions. Cette maîtrise de la réponse permet une influence de la perception, permet de persuader le citoyen d’une interprétation par une présentation calculée d’un fait ou d’un événement. Machiavelli écriture de son livre Le Prince autour de 1513, il indique que le pouvoir repose sur la maîtrise de la perception, de la stratégie,
Cette manipulation de l’information est aussi présentée en 1970 par Zbigniew Brzezinski dans Between Two Ages : America’s Role in the Technetronic Era. Il y développe le concept de « société technétronique », dans laquelle les technologies de communication, les systèmes informatiques et le contrôle de la diffusion deviennent des instruments centraux du pouvoir et de l’influence politique, ce dont une élite technocratique rêverait de prendre le contrôle évangéliser une certaine perception du monde.
, leurs écrits et intuitions prennent tout leurs sens avec les capacités d .
Qui par la personnalisation des contenus, permet de changer les représentations et perceptions individuelles ou collectives du réel.
Ce que confirme Alvin Toffler en démontrant que le pouvoir devient progressivement supérieur au pouvoir militaire et au pouvoir économique. Dans cette logique, la maîtrise de l’information et des connaissances, ainsi que celle de leurs diffusions tendent à s’imposer comme la principale source de puissance des élites technocratique, reléguant progressivement la force Militaire et le pouvoir économique au second plan.
libre à l’information et aux connaissances pour le Citoyen est donc critique pour son exercice Individuel de la Citoyenneté.
Si vous êtes intéressés par un approfondissement de ce sujet, l’excellente journaliste Anne-Laure Bonnel, qui est ici parmi nous, m’a interrogé et cuisinée sur le sujet pendant trente minutes. Vous retrouverez cette interview podcast intitulée « Lorsque la vérité devient une arme », pour son Projet Résilience, sur sa chaîne YouTube : Anne-Laure Bonnel, sous le patronage d’Alain Juillet.
La Participation Citoyenne Et si l’IA réduisait les inégalités de connaissance et de compréhension afin d’augmenter la qualité de l’exercice de la citoyenneté ?
Les bénéfices démocratiques de peuvent donc être immenses, si l les citoyens dans des « filter bubbles » phénomène où par du profilage et des filtres, on enferme dans des bulles d’informations les Citoyens. Ils ne reçoivent alors que des informations, par exemple, confirmant leurs opinions ou leurs intérêts, les amenant à se cliver ou enfermer dans leurs convictions, ne leur permettant ainsi qu’une seule perception de l’information.
Mais grâce à une Intelligence Artificielle libre, un citoyen peut chercher et poser des questions, de et par lui-même, cela pour mieux comprendre, par exemple, une proposition de loi, un programme électoral ou les enjeux d’un référendum. Véritable Aide, plus inclusive et équitable, l’IA peut réduire les écarts d’interprétation, de compréhension et de connaissance. Ainsi, après avoir pu interroger, analyser et comprendre
tous les citoyens pourraient accéder à un même niveau de compréhension d’un texte, avant de voter, de se prononcer sur une réforme ou d’élire un candidat sur son programme politique. Si le vote universel existe, la compréhension universelle n’existe pas : l’IA peut changer la donne.
Ainsi, l’Intelligence Artificielle pourrait favoriser le retour à des débats de fond lors des campagnes électorales et des consultations démocratiques, recentrant la discussion publique sur les idées et les propositions. Le citoyen pourrait démystifier les propositions en se les faisant expliquer ou en comparant les programmes entre eux, commenter et les annoter en fonction des convictions et sensibilités. Le Citoyen pourrait également simuler les impacts réels des programmes politiques, lois ou décrets sur sa propre vie quotidienne, afin de prendre une décision en toute connaissance de cause.
Si l’Intelligence Artificielle peut être utilisée pour manipuler le citoyen, elle peut donc également permettre d’améliorer sa compréhension et la pertinence de son vote. Elle améliore son exercice Individuel de la Citoyenneté.
Elle peut aussi contribuer à améliorer les taux d’adhésion des électeurs. Par les réseaux sociaux, l’IA peut aider les partis politiques à identifier, atteindre et convaincre de nouveaux adhérents ou sympathisants de manière plus efficace. Elle leur permet de mieux cibler, structurer et préparer leurs événements politiques en fonction des attentes et préoccupations propres au lieu concerné : avant le rassemblement pour mobiliser les électeurs, pendant la réunion par le discours, les tables rondes et les rencontres, et après par le suivi des participants via les réseaux sociaux, les emailings
Au-delà de la seule logique d’influence politique, elle peut jouer un rôle positif dans la participation démocratique en ressuscitant l’intérêt civique et en permettant potentiellement à une partie des
abstentionnistes de reprendre le chemin des urnes. Elle peut aussi permettre d’analyser, par zone géographique, les causes du désintérêt et de remodeler le processus électoral en conséquence : davantage de bureaux de vote, un changement de leurs localisations ou du système en place.
Les capacités de l’IA et de la diffusion des contenus permettent aussi d’organiser rapidement des rassemblements citoyens, des manifestations ou des rencontres spontanées sur des thématiques précises et circonstanciées, faisant de l’IA un outil d’organisation puissant pour les mouvements citoyens.
Pour conclure sur l a Participation Citoyenne et introduire la question des Libertés Publiques, je voudrais vous présenter deux cas pratiques. La plateforme vTaiwan, à Taïwan, qui permet de recueillir et d’analyser les contributions et propositions déposées par les citoyens. regroupe, et propose des synthèses aux décideurs politiques. La plateforme Decidim, en Espagne quant à elle, permet d’analyser les contributions déposées par les citoyens et de les classer par centres d’intérêt, et priorités.
Les Libertés Publiques ou Qui paramètre l’IA, décidera de ce qui est libre et de ce qui est puni.
ou des sanctions qui peuvent en découler dans le cadre de la participation du citoyen à la vie politique, sociale et civique de sa communauté n
puis dans un second temps, les sanctions.
es technocrates, experts nommés mais non élus, détiennent quant à eux le pouvoir
Artificielle. Or, ce sont les interprétations des lois, des règlements et des normes par les technocrates qui définiront ces paramètres appliqués par les systèmes algorithmiques. Ils acquièrent ainsi un pouvoir de qualification, de filtrage et de sanction, sans pour autant être juges.
Leurs interprétations techniques deviennent, dans les faits, des normes exécutoires, sans débat démocratique direct ni vote populaire. Les biais conscients ou inconscients des technocrates qui seront
ibertés publiques, en créant un écart croissant entre la et du jugement algorithmique.
-on se poser la question plus fondamentale de la chaîne d’exécution réelle. Les technocrates qui définissent les paramètres ne sont pas nécessairement ceux qui codent les algorithmes. Or, les développeurs appartenant aux développant les objets autonomes du futur sont souvent externalisés dans d’autres pays, dans lesquels ils vivent avec des contextes culturels, juridiques et linguistiques parfois radicalement différents. Pourront-ils comprendre les nuances des interprétations qui leur seront transmises ? Devront-i es
technocrates représentant le pays national demandeur ? Une perte de sens à chaque maillon de la chaîne de la production algorithmique rendra-t-elle le contrôle démocratique non seulement difficile, mais structurellement impossible ?
C’est précisément dans ce contexte que l’Union européenne a entrepris de structurer un cadre normatif avec le règlement sur l’intelligence artificielle, dit « AI Act ». Présenté comme un outil de protection des libertés fondamentales et de sécurisation des usages de l’IA, ce texte introduit une régulation par les risques et une exigence de supervision humaine. Toutefois, s’il apporte une réponse partielle à la fragmentation des chaînes d’exécution, il soulève simultanément une question d’une autre nature : celle du déplacement du pouvoir
normatif vers un niveau supranational, où les arbitrages techniques et juridiques se combinent, loin du suffrage national, pour définir les conditions concrètes d’application des libertés publiques .
Le problème ne disparaît donc pas ; il change d’échelle. La position française à Bruxelles illustre cette tension permanente entre la nécessité d’encadrer les risques à l’échelle continentale et la préservation d’une souveraineté industrielle et technologique qui conditionne, en dernière instance, la capacité d’un État à rester maître des paramètres de lintelligence Artificielle qui contrôlera et sanctionnera ses propres citoyens.
Pour synthétiser cette dernière partie, les libertés publiques, et avant ma conclusion, je voudrais présenter le cas du crédit social chinois, qui est certainement pour
devenu législateur, policier et juge, sans débat ni appel. Un score, calculé à partir des achats, des déplacements, des relations, détermine si le citoyen a
.commise. Les libertés Publiques sont laissées au contrôle des algorithmes, ajustable par les technocrates, qui ne sont pas des juges mais qui interprètent les lois. Et le s-renforce, car Qui osera contester lorsque la rébellion fait chuter le score de son crédit social ?
?